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Liban - Baabda

Aoun : En Syrie, il n’y a plus que des enclaves de résistance qui seront bientôt libérées

Le président libanais Michel Aoun s'est félicité dimanche du "rapprochement" entre son pays et l'Arabie saoudite, qui a renouvelé vendredi une ligne de crédit d'un milliard de dollars au Liban, cinq mois après la crise autour du Premier ministre Saad Hariri. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Aoun, a légitimé dimanche l’action du Hezbollah dans le cadre de la guerre syrienne, dans un entretien accordé à la chaîne TV5 Monde, comme visant à protéger les frontières libanaises.

Évitant de parler d’ingérence stricto sensu du parti chiite en territoire syrien, le chef de l’État a souligné que le Hezbollah avait « défendu les frontières libanaises contre les terroristes ».
« Des terroristes sont entrés dans la région du Akkar et ont investi une partie de la chaîne orientale de montagnes, et c’est à ce moment-là que le Hezbollah a défendu les frontières », a-t-il affirmé, en précisant que la guerre syrienne « n’était pas une guerre de libération, mais une guerre de terroristes qui se battaient contre tout le monde ».
Reconnaissant que le parti chiite s’était engagé ensuite dans la guerre syrienne, comme « 84 autres pays », Michel Aoun a noté que ses combattants « vont bientôt rentrer au Liban » et qu’« avec le retour de la paix en Syrie, le problème sera réglé ». « Il n’y a plus que des enclaves de résistance qui seront libérées », a-t-il dit.
Il s’est également montré évasif face aux questions relatives aux « crimes de guerre » commis par le président syrien Bachar el-Assad. « Assad représente le gouvernement syrien, je ne me permettrais pas de le juger. Il est président de son pays, et, jusqu’à présent, il le reste. Nous devons traiter avec le gouvernement existant. Nous n’avons pas d’autre moyen. Les relations sont actuellement très limitées. Tant qu’il reste, il représente le pouvoir reconnu », a affirmé M. Aoun. Et d’ajouter : « C’est une affaire syrienne. Tant que son peuple ne l’a pas évincé, le problème reste syrien. »


(Lire aussi : Nasrallah : Les législatives pour « renforcer politiquement la résistance »)


Le chef de l’État a par ailleurs défendu le droit du Hezbollah à protéger la frontière sud du Liban contre Israël, soulignant que le parti chiite « ne s’est jamais attaqué à Israël, et a libéré le Sud, dont une partie était occupée ». « Personne du côté du Liban n’a attaqué Israël. Israël attaquait tout le temps. Je ne veux pas défendre le Hezbollah, mais c’est une force de défense du Liban-Sud », a-t-il noté.
Selon lui, « le pouvoir est actuellement exercé intégralement par l’État » et « il n’y a pas d’intervention du Hezbollah » dans les affaires de l’État.
Michel Aoun s’est par ailleurs félicité du « rapprochement » avec l’Arabie saoudite, qui a renouvelé vendredi une ligne de crédit d’un milliard de dollars au Liban, cinq mois après la crise surgie autour du Premier ministre Saad Hariri.
« Bien sûr, c’est un rapprochement, d’ailleurs l’Arabie saoudite est un pays ami », a-t-il déclaré. « Les relations avec l’Arabie redeviennent normales », a-t-il ajouté.

Michel Aoun a qualifié « d’accidentelle » la crise déclenchée en novembre 2017 lorsque le Premier ministre Saad Hariri avait annoncé sa démission depuis Riyad. « C’était un incident », a-t-il estimé, évoquant « quelqu’un qui a mal conseillé le prince » héritier Mohammad ben Salmane, « un ministre chargé des Affaires arabes » – en allusion à Thamer el-Sabhane –, et qui aurait depuis été « écarté ». « C’est du passé », a-t-il conclu.


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commentaires (8)

Avec un président pareil, on n'est vraiment pas fier de notre pays.

Achkar Carlos

17 h 07, le 10 avril 2018

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Commentaires (8)

  • Avec un président pareil, on n'est vraiment pas fier de notre pays.

    Achkar Carlos

    17 h 07, le 10 avril 2018

  • Aoun vient d’enfoncer le dernier clou ... qui devait servir à le libérer de l´emprise de la Milice iranienne ... DOMMAGE MR LE PRÉSIDENT

    Bery tus

    14 h 30, le 10 avril 2018

  • Boutros Khawand a été enlevé le 15 septembre 1992 devant son domicile. C'est un Libanais comme les autres. Est-il dans une geôle en Syrie, en Israél ou à Tombouctou ? Ses parents et ses amis demandent de ses nouvelles au chef de l'Etat. Auront-ils une réponse ?

    Annie

    13 h 13, le 10 avril 2018

  • QUE NE GARDE-T-IL LE SILENCE DANS LE CONTEXTE ACTUEL DES CHOSES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 12, le 10 avril 2018

  • "...le Hezbollah avait défendu les frontières libanaises contre les terroristes..." Monsieur Michel Aoun, pourquoi occultez-vous l'action de l'armée libanaise dans cette défense ? Et comment pouvez-vous ainsi légitimer l'engagement du Hezbollah en Syrie, comme "84 autres pays" et le qualifier de "force de défense du Liban-Sud" ? A quoi sert donc notre Armée Libanaise ? Vous affirmez aussi qu'il n'y a pas d'intervention du Hezbollah dans les affaires de l'Etat, mais Monsieur Michel Aoun, ce parti a plusieurs ministres au gouvernement, dont l'un à un poste clé, celui des finances ! Et pour finir: pourquoi le Chef de l'Etat Libanais doit-il expliquer et justifier ce qui se passe en Syrie...ou alors êtes-vous l'avocat de ce pays ainsi que de l'Iran qui finance et arme le Hezbollah ? Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 13, le 10 avril 2018

  • " c’est à ce moment-là que le Hezbollah a défendu les frontières". La question qui se pose est: pourquoi a-t-on refusé d'y envoyer l'armée? Son rôle n'est-il pas de défendre l'intégrité du territoire et donc de contrôler les frontières? Par quelle aberration a-t-on laissé agir une milice illégale? Et on s'en félicite! Quant au prétendu "droit du Hezbollah à protéger la frontière sud du Liban contre Israël", dans quel article de la Constitution est-il mentionné? Le Hezbollah n'est qu'une milice illégale, point final!

    Yves Prevost

    07 h 17, le 10 avril 2018

  • C'est probablement dû à l'âge: l'oubli des prisonniers libanais en Syrie? Où est ce aussi le respect du président syrien actuellement au pouvoir... Mmmmm!!

    Wlek Sanferlou

    05 h 08, le 10 avril 2018

  • UN VISIONNAIRE HORS PAIR. UN VRAI COMMANDANTE KHENERAL PHARE AOUN. Avec des libanais pareils y a de quoi être fier de son pays .

    FRIK-A-FRAK

    02 h 01, le 10 avril 2018

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