Le président chypriote Nicos Anastasiades a salué hier le soutien apporté à son gouvernement par l’Union européenne (UE) qui a dénoncé le blocage par l’armée turque d’un navire de forage en Méditerranée orientale. L’UE a condamné jeudi les « actions illégales » de la Turquie au large de l’île méditerranéenne, soulignant sa « pleine solidarité » avec la République de Chypre, membre du bloc européen et dont l’autorité ne s’exerce que sur les deux tiers (sud) du pays, le tiers nord étant occupé par l’armée turque. Elle réagissait notamment au blocage par la marine turque d’un navire du géant italien de l’énergie ENI qui devait effectuer des explorations gazières à l’est de Chypre, et qui a dû in fine quitter la zone. Le président chypriote a accusé Ankara de mener une « politique de la canonnière » en bloquant le navire italien qui opérait dans la Zone économique exclusive, près des côtes de la partie de l’île occupée par l’armée turque et où habitent les Chypriotes-Turcs.
Le gouvernement chypriote a signé ces dernières années des contrats d’exploration. Mais Ankara, dont les troupes ont envahi en 1974 le nord de l’île, réclame la suspension de toute exploration tant qu’une solution à la division de Chypre n’est pas trouvée.
Économie - Énergie
Dispute gazière avec Ankara : Chypre salue le soutien de l’UE
OLJ / le 28 mars 2018 à 00h00


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