Le président du syndicat des agents et consultants immobiliers au Liban (REAL), Walid Moussa, a appelé hier dans un communiqué le Parlement à « prendre les mesures nécessaires pour sauver les prêts subventionnés au logement avant la fin du mandat des députés », alors que les élections législatives doivent avoir lieu le 6 mai. Dans un communiqué publié hier, M. Moussa a en outre évoqué deux « mécanismes » qui pourraient, selon lui, permettre aux banques de continuer à accorder des prêts à taux réduits sans surcoût, soit en obtenant une exemption fiscale équivalente, soit en prévoyant une enveloppe dédiée au financement de ces prêts dans le budget pour 2018 qui doit être adopté d’ici à demain jeudi par le Parlement.
Pendant plusieurs années, la BDL a donné la possibilité aux banques commerciales d’accorder des prêts immobiliers à taux réduits (un maximum de 6 % pour un taux en livre qui gravite autour de 10 % actuellement), notamment à travers ses différents plans de relance annuels qui y consacraient une partie de leurs enveloppes respectives. Un système qui s’est grippé cette année pour plusieurs raisons, dont l’épuisement de l’enveloppe de 500 millions de dollars (de prêts en livres) au bout d’un mois, en raison d’une forte demande.
La suspension, bien que temporaire, des prêts en livres a également affecté le fonctionnement de l’Établissement public de l’habitat (EPH), dont la mission est d’aider les ménages les plus modestes à acquérir un logement en jouant le rôle d’intermédiaire entre ces derniers et les banques. Aujourd’hui, la plupart des banques n’accordent de prêts en logement qu’en dollars, à un taux d’environ 7 %, selon plusieurs sources bancaires.
Économie - Lobbying
Les professionnels de l’immobilier proposent des pistes pour relancer les prêts subventionnés
OLJ / le 28 mars 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
DES PISTES POUR SKIER SUR LES IMMEUBLES OU VERS LES IMMEUBLES ET SE CASSER LA TETE ?
13 h 28, le 28 mars 2018