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Nos lecteurs ont la parole - Dolly Talhame

Aime-moi moins, nourris-moi mieux

Dans le courant du mois de mars, ont été successivement fêtés la femme puis le professeur. Une journée riche en évènements a été consacrée aux femmes. Ont été vantés leurs capacités, leur force, leur courage, avec maints slogans et rassemblements culturels et sociaux.
Le lendemain, les traditionnels discours sur le dévouement de nos éducateurs n’ont pas empêché en cette journée de la fête du Professeur les manifestations pour attirer l’attention des autorités sur la précarité de la condition de leur profession.
Ces deux journées m’ont rappelé l’histoire de mon mari qui, jeune employé de banque, aurait répondu aux louanges de son directeur par un lapidaire « Love me less and feed me more », signifiant avec une pointe d’humour qu’il aurait aimé une augmentation de salaire.
Oui, les femmes de mon pays auraient aimé en ce jour recevoir en cadeau une valorisation de leurs droits.
Leur droit à donner une nationalité à leurs enfants, leur droit à une égalité de salaire et de poste pour des compétences égales, celui de recevoir en cas de divorce le droit de garde de leurs enfants et une pension qui leur permette de les élever dignement, et j’en passe…
Nos professeurs, eux, qui sont la colonne vertébrale de l’avenir de notre future génération, auraient dû, pour le moins, voir appliquer la loi sur l’échelle des salaires qu’ils réclament depuis belle lurette afin de leur éviter de courber l’échine devant un quotidien de plus en plus dur. Espérons que les élections prochaines verront naître un Parlement capable, entre autres décisions vitales, de voter des lois permettant de fêter dignement, en mars prochain, la femme et le professeur.

Dans le courant du mois de mars, ont été successivement fêtés la femme puis le professeur. Une journée riche en évènements a été consacrée aux femmes. Ont été vantés leurs capacités, leur force, leur courage, avec maints slogans et rassemblements culturels et sociaux.Le lendemain, les traditionnels discours sur le dévouement de nos éducateurs n’ont pas empêché en cette journée de la fête du Professeur les manifestations pour attirer l’attention des autorités sur la précarité de la condition de leur profession.Ces deux journées m’ont rappelé l’histoire de mon mari qui, jeune employé de banque, aurait répondu aux louanges de son directeur par un lapidaire « Love me less and feed me more », signifiant avec une pointe d’humour qu’il aurait aimé une augmentation de salaire.Oui, les femmes de...
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