En pleurs, près de deux mille rebelles et civils syriens ont continué à évacuer hier leur enclave ravagée par les bombes dans la Ghouta orientale, cinq semaines après le début d’une offensive meurtrière du régime qui a repris 90 % de ce bastion insurgé aux portes de Damas.
Écrasés par un déluge de feu et affaiblis par un siège de cinq ans, les mouvements rebelles acceptent un à un d’abandonner leurs positions dans la Ghouta pour se retirer dans la province d’Idleb qui échappe encore au contrôle du régime.
Un convoi de vingt-six bus a quitté hier en fin d’après-midi l’enclave, à destination d’Idleb, à la suite d’un accord parrainé par la Russie, alliée du régime syrien. « J’ai décidé de partir pour sauver la vie de ma femme et de mes enfants. Mais je reviendrai dans la Ghouta combattre le régime », a promis Abou Mohammad, un rebelle âgé de 27 ans. Quelque 1800 rebelles du groupe islamiste Faylaq al-Rahman et leurs proches devaient faire partie de cette nouvelle vague, selon l’agence officielle syrienne SANA. Comme la veille, les candidats au départ étaient fouillés – les combattants doivent abandonner la plus grande partie de leur armement – et un soldat russe avait pris place à bord de chaque bus, Moscou supervisant directement l’opération. À l’issue de cette évacuation de masse, les rebelles ne seront plus présents que dans une seule poche, autour de la grande ville de Douma, tenue par le groupe islamiste Jaich al-Islam et où des négociations sont en cours.
Moyen Orient et Monde
Les rebelles évacuent leur avant-dernier bastion dans la Ghouta
OLJ / le 26 mars 2018 à 00h00


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