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Moyen Orient et Monde

Trump aurait décidé de se séparer de McMaster

États-Unis

Le prochain à quitter l’administration serait le conseiller à la Sécurité nationale, puis ce sera le tour d’autres hauts responsables, affirme le « Washington Post ».

17/03/2018

La rumeur courait depuis plusieurs mois déjà, mais il semble que le président américain Donald Trump ait fini par se décider. Le prochain à quitter son gouvernement serait son conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, qui sera suivi d’autres hauts responsables, affirmait jeudi soir le Washington Post, citant non moins de cinq sources « informées de ces projets ».
Deux raisons empêcheraient le président américain de limoger le général trois fois étoilé dans l’immédiat, selon le journal : le désir présidentiel de ne pas humilier son conseiller avant de lui trouver un poste adéquat et celui de lui trouver un remplaçant solide et digne de confiance. Le démenti de Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, n’a pas suffi à faire cesser les rumeurs sur ce départ qui semble certain, mais dont seule la date serait à décider. Rumeurs alimentées par la plaisanterie de Donald Trump lors d’une conversation dans le bureau Ovale jeudi avec le vice-président Mike Pence et le chef d’état-major John Kelly : « Qui est le prochain ? » se serait amusé le président américain devant des journalistes.


(Lire aussi : L'ancien directeur adjoint McCabe limogé du FBI)


L’éventualité d’un départ court depuis six mois au moins. D’après plusieurs sources proches du conseiller à la Sécurité nationale, ce dernier aurait envie de retourner à la vie militaire et même d’ajouter une quatrième étoile à ses galons. Mais selon des membres de l’administration, c’est le ton bourru du militaire, qui apparaît en donneur de leçons condescendant, qui semble irriter au plus haut point le président, lequel aurait cherché à s’en séparer à l’automne dernier, semble-t-il plus pour des raisons de « style » que d’idéologie. Sauf que le général McMaster est venu en remplacement de Michael Flynn, limogé un mois après sa prise de fonctions. Et le président Trump n’a pas voulu nommer un troisième conseiller à la Sécurité en moins d’un an, sous peine de faire mauvaise impression. Des divergences opposent en outre les deux hommes sur nombre de dossiers. Fin février, Donald Trump n’a pas hésité à publiquement réprimander et contredire son conseiller sur Twitter après ses commentaires sur une « incontestable » ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016. « Le général McMaster a oublié de dire que les résultats de l’élection de 2016 n’ont pas été touchés ou modifiés par les Russes et que la seule collusion était entre la Russie et (Hillary) Clinton, la DNC et les Dems », avait alors tweeté Trump, exposant les tensions entre les deux hommes. Depuis son arrivée au Conseil national de sécurité, le général McMaster entretiendrait également de mauvais rapports avec d’autres membres de l’administration, comme Steve Bannon, un proche de Donald Trump, mais qu’il finit par faire sortir du Conseil de sécurité nationale.


(Lire aussi : Avec Mike Pompeo, un durcissement de la diplomatie US en perspective)


Remaniements incessants
Ces révélations surviennent deux jours à peine après le limogeage, par un simple tweet, du secrétaire d’État Rex Tillerson, et dix jours après la démission de Gary Cohn, conseiller économique du président, pour protester contre de nouvelles taxes sur les importations d’acier et d’aluminium. Les changements ne semblent pas terminés et d’autres hauts responsables devront probablement quitter leur poste. Le président n’a d’ailleurs pas caché vouloir poursuivre les remaniements : « Je suis vraiment au stade où je suis tout près d’avoir le gouvernement que je veux », a-t-il dit à la presse en commentant le départ de Rex Tillerson. Certains noms de remplaçants hypothétiques du général McMaster circulent déjà. John Bolton, ancien ambassadeur américain aux Nations unies, et Keith Kellogg, le chef d’état-major du Conseil national de sécurité, semblent être des candidats potentiels.

Plusieurs haut placés se trouveraient sur un siège éjectable, d’après des sources proches de la présidence. Parmi eux, le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly – en guerre ouverte avec la fille du président, Ivanka, et son mari Jared – et le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, régulièrement critiqué par Donald Trump.
Dans un contexte de défis diplomatiques à venir, comme un hypothétique sommet avec la Corée du Nord au mois de mai, les remaniements incessants inquiètent grandement au sein de la Maison-Blanche. Le général McMaster fait d’ailleurs partie de l’équipe chargée de préparer ledit sommet et doit aujourd’hui même rencontrer ses homologues sud-coréen et japonais en Californie dans ce but, la troisième rencontre du genre.


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ACE-AN-NAS

Il en vire tellement qu'il va finir par se virer tout seul , hahahahaha, le con !

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