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Liban

« Pour que le Libanais reste sur sa terre »

Dîner annuel de la Fondation René Moawad

La Fondation René Moawad a rendu hommage à Talal Shaër, président du conseil d’administration de Dar el-Handassah, et à la campagne « Dafa » lancée par Paula Yaacoubian.

06/03/2018

Le patrimoine libanais était au cœur du dîner annuel de la Fondation René Moawad (RMF), organisé vendredi dernier au Legend, à Nahr el-Kalb. Au menu : des mets libanais authentiques, une ode à la chanson libanaise traditionnelle reprise par Melhem Zein et Rita Bou Saleh, des danseurs de dabké et, surtout, la volonté obstinée de concrétiser le slogan de la fondation : « Pour que le Libanais reste sur sa terre ». 

Pour son 27e anniversaire, la RMF fondée par l’ancienne ministre Nayla Moawad et dirigée par son directeur exécutif et fondateur du Mouvement de l’indépendance, Michel Moawad, a choisi de braquer ses projecteurs sur un homme d’affaires, Talal Shaër, président du conseil d’administration de Dar al-Handassah, et une initiative, la campagne « Dafa » lancée par la journaliste Paula Yaacoubian. 

« La Fondation René Moawad n’a pas réussi parce qu’elle possède des fonds importants ou de grandes capacités, mais parce qu’elle a une vision, parce qu’elle défend une cause et parce qu’elle est porteuse d’un projet, a affirmé Michel Moawad dans son discours. Nous avons fait face à de nombreux obstacles avant d’acquérir de l’expérience et de l’expertise, et de gagner la confiance des organisations internationales grâce au professionnalisme, à l’honnêteté et la transparence de la RMF », a-t-il enchaîné. 

« Ce dîner est devenu un vrai partenariat entre la Fondation René Moawad, le secteur privé, d’une part, et les organisations internationales, d’autre part. Un partenariat stratégique qui a pour seul but d’œuvrer pour que le Libanais reste sur sa terre », a conclu M. Moawad. 


Success stories 

Au cours de l’événement, une vidéo a été diffusée sur grand écran exposant différents projets réalisés par la Fondation René Moawad. Dans son discours, M. Moawad a pris le temps de raconter quelques petites histoires qui résument l’essence de l’action de la RMF, à savoir l’être humain. 

Il a notamment évoqué l’histoire de Imad, un jeune habitant de Bab el-Tebbané à Tripoli, qui travaillait au marché des fruits et légumes depuis qu’il avait neuf ans et qui touchait mille livres libanaises par jour, contrairement à la charte des droits de l’enfant élaborée par les Nations unies. « Après avoir suivi une formation de coiffure à la RMF, il a commencé à travailler dans un salon à Bab el-Tebbané et gagne près de 50 000 livres libanaises par semaine », a poursuivi M. Moawad. 

Il a ensuite soulevé le cas des récoltes. « La Fondation a aidé Issam à apprendre de nouvelles techniques en agriculture pour produire de nouveaux types de pommes en payant un coût de production minime », a indiqué M. Moawad qui s’est empressé de rappeler au public un des derniers accomplissements de la fondation, celui de l’exportation des pommes en Russie, une première au Liban. Les histoires de Sahar, d’Emm Charbel et du village de Abra ne sont pas moins intéressantes… 


(Lire aussi : Nayla Moawad, ou l'intarissable source d'énergie)


Shaër et Yaacoubian à l’honneur 

Le prix pour l’ensemble de sa carrière a été décerné à M. Shaër qui a loué « le rôle de la Fondation René Moawad dans la garantie de la dignité et des droits de la société libanaise ». « Nous avons besoin de plus d’associations qui véhiculent les idées et les valeurs de l’ancien président de la République René Moawad, en les écartant autant que possible de tout fanatisme religieux ou régional », a-t-il conclu. 

Quant à la journaliste et candidate aux législatives, elle a reçu le prix spécial en appréciation de l’initiative « Dafa ». « Au cours des 27 ans passés, vous avez réussi à transformer le triste événement de l’assassinat de René Moawad en une bonne action. Vous n’avez pas eu recours à la création de milices », a-t-elle estimé avant de poursuivre : « Michel Moawad est parti de sa région pour s’ouvrir à tout le Liban. Et pour que le Libanais reste sur sa terre, nous avons certes besoin de pareilles associations mais nous avons surtout besoin de pensées politiques. Je tiens donc à saluer Nayla Moawad pour avoir ouvert la voie de l’univers de la politique à un grand nombre de femmes », a conclu Mme Yaacoubian. 



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