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Économie

EDL : le dossier de NEUC suspendu deux mois après l’expiration de son contrat

Électricité
P. H. B. | OLJ
01/03/2018

Le dossier du prestataire de services National Electricity Utility Company (NEUC), qui assurait les opérations de maintenance du réseau de distribution et la collecte des factures pour le compte d’Électricité du Liban (EDL), principalement dans le sud du pays, est toujours suspendu à une décision du Conseil des ministres, a indiqué à L’Orient-Le Jour la direction de l’établissement public.
 « Le dossier est toujours en attente, bien que le contrat soit expiré depuis le 31 décembre dernier », a précisé cette dernière, sans pouvoir se prononcer sur les scénarios possibles à ce stade. « Ce sont pour l’instant les fonctionnaires d’EDL qui assurent tant bien que mal les réparations dans les secteurs qui étaient gérés par NEUC », a encore précisé le service de presse d’EDL. Contactée par L’OLJ, la direction du prestataire de service n’a pas fait de commentaire.

Restitution
NEUC disposait en outre d’une période de deux mois après l’expiration de son contrat, le 31 décembre, pour restituer tous les actifs d’EDL placés sous sa responsabilité (locaux, matériel, etc.), une disposition commune à tous les prestataires engagés avec EDL dans le cadre de ce partenariat. Selon plusieurs sources concordantes, cette restitution n’a toutefois toujours pas eu lieu.
Filiale du groupe Debbas, NEUC fait partie des trois prestataires de services – avec Bus (groupe Butec) et KVA (Arabian Construction Company et Khatib & Alami) – qui gèrent pour EDL la quasi-totalité du réseau de distribution depuis avril 2012, pour 780 millions de dollars. Outre la maintenance et la collecte des factures, ces sociétés devaient également procéder à l’installation de compteurs intelligents, pour environ 350 millions de dollars sur l’enveloppe globale. Les contrats de ces trois sociétés ont d’abord été reconduits pour quatre ans le 31 décembre 2016, pour un budget supplémentaire de plus de 400 millions de dollars, les compteurs n’ayant pas encore été installés pour de multiples raisons.
Mais, en octobre dernier, le Conseil des ministres a finalement refusé d’approuver le renouvellement du partenariat entre EDL et NEUC, jugeant que les performances de la société n’avaient pas été satisfaisantes. Entre-temps, EDL avait prolongé le contrat initial de NEUC à trois reprises et pour des périodes de trois mois à chaque fois, pour que le prestataire puisse poursuivre sa mission en attendant la décision du Conseil des ministres.
Il reste que l’incertitude reste entière au sujet de l’avenir de NEUC, qui est à l’origine de plusieurs mouvements sociaux menés par les employés, dont une importante partie est composée d’anciens travailleurs journaliers d’EDL. Environ 2 000 d’entre eux qui ont travaillé pour EDL pendant des années et qui espéraient intégrer un jour la fonction publique ont été replacés au sein des effectifs des trois sociétés au moment de la conclusion du partenariat en 2012. Enfin, si l’enjeu du renouvellement de NEUC est économique, le fond du dossier est, lui, politique et cristallise les dissensions entre le Courant patriotique libre (CPL), fondé par Michel Aoun, et le mouvement Amal mené par le président du Parlement, Nabih Berry.

P. H. B.

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