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Moyen Orient et Monde - Conflit territorial

La Turquie met en garde contre l’exploration gazière au large de Chypre

« Ne pensez pas que les tentatives opportunistes de recherche de gaz naturel au large de Chypre (…) échappent à notre attention. Nous mettons en garde (…) contre les mauvais calculs », a averti hier le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Adem Altan/AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde, hier, les compagnies internationales contre l’exploration du gaz dans les eaux chypriotes, quelques jours après qu’Ankara eut bloqué un navire du géant italien ENI au large de l’île. « Ne pensez pas que les tentatives opportunistes de recherche de gaz naturel au large de Chypre (…) échappent à notre attention », a déclaré M. Erdogan, dans un discours télévisé diffusé depuis Ankara. « Nous mettons en garde ceux qui dépassent les bornes à Chypre (…) contre les mauvais calculs », a-t-il ajouté. « Nous mettons en garde les entreprises étrangères qui font des opérations au large de Chypre », a insisté M. Erdogan.

Le président chypriote Nicos Anastasiades avait accusé, dimanche dernier, Ankara d’avoir violé « le droit international » après le blocage, vendredi dernier, par la marine turque d’un navire d’ENI à la recherche de gaz dans les eaux de l’île méditerranéenne. Ce navire se dirigeait alors vers le bloc 3 de la Zone économique exclusive (ZEE) de Chypre en vue de commencer l’exploration de ce bloc, qui se trouve à l’est de l’île. Lundi soir, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait appelé la Turquie, sur Twitter, à « éviter les menaces et les actes dirigés contre tout membre de l’UE et à plutôt s’engager pour de bonnes et paisibles relations de voisinage ». Le ministère turc des Affaires étrangères avait fustigé dimanche dernier, dans un communiqué, les activités « unilatérales » de Chypre « au mépris des droits inaliénables des Chypriotes turcs, copropriétaires de l’île, sur les ressources naturelles ».
Les explorations gazières effectuées dans la ZEE par la République de Chypre, qui n’exerce son autorité que sur les deux tiers sud du pays, ont déclenché des tensions avec la Turquie, celle-ci réclamant leur suspension dans l’attente d’une solution pour en finir avec la division de l’île. Chypre est divisée depuis 1974, lorsque les troupes turques ont envahi le tiers nord de l’île en réaction à un coup d’État ayant visé à la rattacher à la Grèce. Chypre, qui avait entamé des opérations de forage il y a plus de sept ans au large de ses côtes, avait annoncé jeudi dernier la découverte d’importantes réserves de gaz dans le bloc 6, au sud-ouest du bloc 3, par les groupes italien ENI et français Total.

Foyer de tension
Un autre incident a eu lieu, dans la nuit de lundi à mardi, quand un patrouilleur turc a percuté un patrouilleur grec près d’un îlot disputé en mer Égée orientale, a indiqué la police portuaire grecque. Selon un communiqué grec, le patrouilleur turc s’est livré à des « manœuvres dangereuses » dans les eaux grecques, en violation des règles maritimes, près de l’îlot inhabité d’Imia (Kardak en turc). Le bateau « est entré en collision » avec un patrouilleur de la police portuaire grecque, lui infligeant des dégâts, mais sans qu’aucun membre de l’équipage ne soit blessé, selon la police portuaire. La Grèce « va procéder à toutes les démarches diplomatiques nécessaires, comme toujours dans ce genre d’incident », a commenté une source au sein du ministère grec des Affaires étrangères.
« Nous voyons ces derniers temps une attitude turque provocatrice qui nous préoccupe très sérieusement », dans un contexte de « déstabilisation dans la région », a commenté hier le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos. « Nous suivons la situation de très près », mais « il n’est pas nécessaire de jeter de l’huile sur le feu », a-t-il ajouté. Sourd à cet appel, un ancien ministre grec des Affaires étrangères, le poids lourd socialiste Théodore Pangalos (1996-1999), coutumier des dérapages verbaux turcophobes, s’est livré à une nouvelle saillie qui suscitait hier l’émotion des médias grecs. « Le seul bon Turc est le Turc mort », a-t-il lancé lundi soir.
La zone de l’îlot d’Imia est régulièrement un foyer de tension entre la Turquie et la Grèce, après qu’une confrontation militaire entre les deux pays y avait été évitée de justesse, sur intervention américaine, en janvier 1996.


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde, hier, les compagnies internationales contre l’exploration du gaz dans les eaux chypriotes, quelques jours après qu’Ankara eut bloqué un navire du géant italien ENI au large de l’île. « Ne pensez pas que les tentatives opportunistes de recherche de gaz naturel au large de Chypre (…) échappent à notre attention », a...

commentaires (2)

LE SEUL TURC BON EST LE TURC MORT DIT PANGALOS... GRECS, ARMENIENS, CHYPRIOTES ET KURDES, TOUS AYANT SOUFFERT DES GENOCIDES DE LA PART DE CE PEUPLE BARBARE, ET TANT D,AUTRES, DISENT LA MEME CHOSE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

14 h 54, le 14 février 2018

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Commentaires (2)

  • LE SEUL TURC BON EST LE TURC MORT DIT PANGALOS... GRECS, ARMENIENS, CHYPRIOTES ET KURDES, TOUS AYANT SOUFFERT DES GENOCIDES DE LA PART DE CE PEUPLE BARBARE, ET TANT D,AUTRES, DISENT LA MEME CHOSE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 54, le 14 février 2018

  • Mr. Pangalos dit tout haut ce que des millions de gens pensent tout bas, a commencer par: les Arméniens puis les Géorgiens, les Kurdes, des Bulgares, les Russes, les Grecs, les Chypriotes, les arabes toutes couleurs confondues, et même les Chypriotes Turcs... Alors il n'y a pas vraiment beaucoup de place a la surprise ou l'indignation... Quand au Gaz et au pétrole Chypre ne s'en inquiète même pas car elle continue dans sa programmation et elle aura finalement gain de cause. C'est dans l’intérêt de l'Europe mais aussi des USA, de la Russie et de la Chine qui ont tous déjà investis dans l’île. D'où l’impossibilité aux forces réactionnaires comme l'Iran, la Turquie ou la Syrie d'avoir un mot a dire a l'avenir. C'est pourquoi, je me répète, lorsque l'occident, la Russie et la Chine se seront mis d'accord sur le partage du gâteau, ces gens la seront finis... Patience est le maître mot!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 07, le 14 février 2018

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