Ce mois de l'avent chargé des préparatifs des fêtes de fin d'année rassemble tous les ans les « aficionados » de musique et de traditions festives dans les églises du centre-ville et autour. On se rencontre, on se reconnaît, les visages paraissent familiers, un peu comme des retrouvailles. Le programme varié, allant de la musique purement classique aux chants de Noël, en passant par les liturgies byzantines ou moyen-orientales, s'adresse à tous les publics. Des spectateurs serrés sur des bancs inconfortables, mais savourant une pause bonheur dans l'incertitude de notre quotidien, une pause offerte, un cadeau... On savoure parce que, dehors, ce n'est pas la joie. En sus d'un courant électrique rationné, de l'eau du robinet manquante, celle de la mer et des fleuves polluée, l'air que nous respirons est vicié par l'incinération des ordures en pleine nature.
Savourons donc ces beaux concerts en espérant, inchallah (le Liban disposant d'une pléthore de saints miraculeux, à défaut de gouvernant performant), un agenda chargé de solutions vitales pour 2018.
Nos lecteurs ont la parole - Dolly Talhame
Condition féminine
OLJ / le 28 décembre 2017 à 00h00

