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Économie - Finance

La BCE encore loin de gagner son pari sur l’inflation

La BCE a maintenu comme prévu sa politique monétaire actuelle, faite de taux directeurs au plus bas et de rachats de dette publique et privée. Daniel Roland / AFP

La Banque centrale européenne ne voit pas l'inflation en zone euro rejoindre son objectif d'ici à 2020, malgré l'optimisme accru qu'elle a affiché hier sur la croissance, une raison de poursuivre son vigoureux soutien à l'économie. Pour le cinquième trimestre d'affilée, la BCE a rehaussé ses prévisions en zone euro et table désormais sur une hausse du produit intérieur brut de 2,4 % en 2017, 2,3 % en 2018 et 1,9 % en 2019, contre respectivement 2,2 %, 1,8 % et 1,7 % dans ses dernières projections de septembre. En 2020, le rythme de croissance devrait poursuivre son ralentissement à +1,7 %, en raison de la réduction progressive des effets de sa politique monétaire ultra-accommodante, selon la BCE. Mais cette conjoncture peine toujours à faire remonter l'inflation au niveau défini dans le mandat de la Banque centrale européenne, c'est à dire « proche » de 2 %, « mais en dessous de 2 % », en glissement annuel, sur le moyen terme. L'institution a certes relevé sa prévision d'évolution des prix pour 2018, à 1,4 % contre 1,2 % auparavant, tout en gardant inchangées ses estimations pour 2017 et 2019, toutes deux à 1,5 %. Mais sa première prévision pour 2020, très attendue des observateurs, est une inflation de 1,7 %, montrant que le retour de cet indicateur au niveau visé par la BCE prendra du temps.

Désarroi
L'important « est plutôt de voir à quel rythme l'inflation converge » vers l'objectif, s'est efforcé de nuancer M. Draghi, interrogé sur la faiblesse persistante de l'évolution des indices de prix.
En cause, selon lui, la faible dynamique des salaires malgré l'amélioration continue de l'emploi et de la meilleure utilisation des capacités de production. Cette réponse, « comparée à d'autres cycles de reprises économiques, semble beaucoup plus lente que par le passé », a-t-il reconnu, reflétant le désarroi des banquiers centraux face à une tendance de fond qui touche aussi d'autres zones économiques. Face à ce tableau mitigé des perspectives économiques, la BCE a maintenu comme prévu sa politique monétaire actuelle, faite de taux directeurs au plus bas et de rachats de dette publique et privée. Le principal taux de refinancement demeure à zéro pour favoriser la distribution du crédit dans l'économie, et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40 % pour les liquidités dont elles n'ont pas d'utilité immédiate. La BCE a également confirmé la réduction de son vaste programme de rachats de dette publique et privée, le QE, d'un rythme de 60 milliards d'euros (soit 71 milliards de dollars) à 30 milliards d'euros (soit 35 milliards de dollars) mensuels de janvier à septembre 2018.

Décalage avec la Fed
La BCE a une nouvelle fois montré hier qu'elle ne comptait ni arrêter abruptement le QE ni remonter subitement ses taux d'intérêt, ce qui pourrait alimenter la hausse de l'euro et s'avérer contre-productif pour les prix. Il reste aussi acquis que les taux d'intérêt ne devront remonter que « bien après » la fin des rachats d'actifs, ce qui reporterait à 2019 un tel tour de vis, selon la majorité des projections. En conservant une ligne à la fois accommodante et flexible, la BCE reste donc en décalage avec son homologue américaine, la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a décidé mercredi de relever ses taux et envisagé trois nouvelles hausses l'an prochain.
Source : AFP

La Banque centrale européenne ne voit pas l'inflation en zone euro rejoindre son objectif d'ici à 2020, malgré l'optimisme accru qu'elle a affiché hier sur la croissance, une raison de poursuivre son vigoureux soutien à l'économie. Pour le cinquième trimestre d'affilée, la BCE a rehaussé ses prévisions en zone euro et table désormais sur une hausse du produit intérieur brut de 2,4 % en 2017, 2,3 % en 2018 et 1,9 % en 2019, contre respectivement 2,2 %, 1,8 % et 1,7 % dans ses dernières projections de septembre. En 2020, le rythme de croissance devrait poursuivre son ralentissement à +1,7 %, en raison de la réduction progressive des effets de sa politique monétaire ultra-accommodante, selon la BCE. Mais cette conjoncture peine toujours à faire remonter l'inflation au niveau défini dans le mandat de la Banque...
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Bonjour, Je viens de souscrire mon abonnement au Journal et ceci est mon premier clic. Je suis très satisfait de la qualité de vos informations. Philippe Viard

VIARD Philippe

12 h 10, le 15 décembre 2017

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  • Bonjour, Je viens de souscrire mon abonnement au Journal et ceci est mon premier clic. Je suis très satisfait de la qualité de vos informations. Philippe Viard

    VIARD Philippe

    12 h 10, le 15 décembre 2017

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