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De Jérusalem à Rome, en passant par l’effroyable Monte Zoncolan...

Cyclisme – Tour d’Italie 2018

La 101e édition du Giro s'élancera le 4 mai prochain pour se clôturer le 27 du même mois.

OLJ
30/11/2017 | 00h00

Départ à Jérusalem, arrivée à Rome : le Tour d'Italie cycliste (Giro) élargira son horizon lors de sa 101e édition, du 4 au 27 mai 2018, avec entre ces deux pôles spirituels huit arrivées au sommet, dont le terrifiant Monte Zoncolan.
Le départ de Jérusalem, connu depuis le mois de septembre, sera l'occasion d'honorer la mémoire du « campionissimo » Gino Bartali, triple vainqueur du Giro (1936, 1937 et 1946) qui a ensuite été reconnu « Juste parmi les nations » pour son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. « Ces étapes en Israël lui sont dédiées », a confirmé, hier, Mauro Vegni, le directeur de la course. Après le contre-la-montre inaugural de la Ville sainte, le peloton restera encore deux jours en Israël, avec une arrivée à Tel-Aviv puis une autre à Eilat, au bord de la mer Rouge, à l'extrême sud du pays. Les coureurs passeront ensuite trois jours en Sicile, comme l'année dernière, avec une première arrivée en altitude au bout de la 6e étape, sur les flancs du volcan Etna.

Dumoulin, vainqueur sortant, forfait ?
Alors que le doute plane encore quant à la participation du vainqueur sortant, Tom Dumoulin, les coureurs auront noté le peu d'espace laissé au contre-la-montre. Il n'y aura en effet que deux chronos : celui du premier jour à Jérusalem et celui qui se disputera dans le Trentin lors de la 16e étape, sur un peu plus de 34 kilomètres, entre Trente et Rovereto. En revanche, la montagne sera comme toujours très présente, avec en point d'orgue, lors de la 14e étape, l'ascension du terrible Zoncolan, par le versant d'Ovaro, le plus difficile (10 kilomètres à plus de 11 % de moyenne et des passages à 22 %). Et la dernière semaine sera redoutable avec, outre le contre-la-montre de Rovereto, trois arrivées consécutives en altitude dans les Alpes, à Prato Nevoso, Bardonnèche et Cervinia.
Au lendemain de l'arrivée à Cervinia, le peloton disputera la dernière étape à Rome, où le Giro s'est déjà terminé à trois reprises, en 1911, 1950 et 2009. De la Piazza del Popolo au Colisée, en passant par les thermes de Caracalla et le Circo Massimo, le circuit sera somptueux. Mais les jeux seront déjà faits !

Source : AFP

Sept coureurs ont déjà réussi le doublé Giro/Tour

Sept coureurs dans l'histoire ont réussi à gagner la même année le Giro et le Tour de France. Marco Pantani, le « Pirate » italien, est le dernier à avoir réussi cette performance, en 1998, l'année de la révélation d'un dopage sanguin à grande échelle dans le cyclisme à l'occasion du scandale Festina. Depuis cette époque trouble, l'Espagnol Alberto Contador est le seul vainqueur du Giro à avoir ouvertement fait acte de candidature à la victoire dans le Tour suivant. Mais le « Pistolero » a échoué à chaque fois. Voici les sept coureurs à avoir réussi le doublé Giro/Tour : Marco Pantani (1998), Miguel Indurain (1992 et 1993), Stephen Roche (1987), Bernard Hinault (1982 et 1985), Eddy Merckx (1970 et 1972), Jacques Anquetil (1964), Fausto Coppi (1949 et 1952).

Froome confirme sa participation au Giro

Le cycliste britannique Chris Froome a annoncé, hier, qu'il participerait la saison prochaine au Tour d'Italie (Giro), le seul grand tour cycliste qu'il n'a pas encore gagné. « Salut à tous. Je suis impatient de vous retrouver sur la ligne de départ du Giro 2018 », a-t-il ainsi déclaré dans un bref message vidéo diffusé à Milan, lors de la présentation du parcours de la course. Auparavant, mardi, le cycliste espagnol Alberto Contador, récemment retraité des pelotons, avait jugé son ancien rival capable d'ajouter à son palmarès le Giro et de viser, dans la foulée, le Tour de France 2018. « C'est un coureur extrêmement fort et je le vois tout à fait capable de gagner le Giro », avait ainsi déclaré Contador, lors d'un petit déjeuner de presse à Madrid. « Il a une équipe très puissante qui peut l'épauler parfaitement, que ce soit sur le Giro ou sur le Tour, avec toutes les garanties nécessaires », avait ajouté le Madrilène, qui a pris sa retraite en septembre. Quadruple vainqueur du Tour de France (2013, 2015, 2016 et 2017), Froome a gagné cette année son premier Tour d'Espagne, réussissant un doublé Grande Boucle/Vuelta inédit la même saison depuis 1978. Il ne lui reste plus qu'à remporter le maillot rose du Tour d'Italie pour rejoindre le cercle très fermé des six vainqueurs des trois grands tours (Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Alberto Contador et Vincenzo Nibali). Froome au Giro ? « C'est logique et normal », avait encore souligné Contador. Lundi, la chaîne néerlandaise Telesport avait rapporté que le Britannique pourrait bien tenter le doublé Giro/Tour en 2018, vingt ans après le dernier coureur à l'avoir réussi, le cycliste italien Marco Pantani. C'est maintenant chose assurée. S'il parvenait à remporter le Giro 2018, Froome entrerait aussi dans l'histoire comme le troisième coureur à être le champion sortant des trois grands tours, après Bernard Hinault (1982-1983) et Eddy Merckx (1972-1973). Toutefois, le grand objectif de la saison de Froome reste le Tour de France, qu'il espère remporter une cinquième fois.

Les temps forts de la 101e édition

La 101e édition du Tour d'Italie cycliste sera constituée de 21 étapes. Voici quelques-uns des temps forts attendus.
- 1re étape : Jérusalem-Jérusalem, 9,7 km (contre-la-montre individuel). Un départ en Israël, c'est évidemment une grande première et l'assurance d'images inédites. Les coureurs passeront par des lieux symboliques de la Ville sainte, tels que le Parlement (Knesset) et les murs historiques. Les deux étapes suivantes, qui arrivent à Tel-Aviv et à Eilat, au bord de la mer Rouge, seront également des découvertes.
- 6e étape : Caltanissetta-Etna, 163 km. Après trois étapes en Israël et deux premières journées sans grande difficulté en Sicile, le Giro prend pour la première fois de la hauteur avec une arrivée à l'Etna. L'an dernier, c'est le coureur slovène Polanc qui s'était imposé sur les flancs du volcan.
- 14e étape : San Vito al Tagliamento-Monte Zoncolan, 181 km. « Le Zoncolan est plus dur que l'Angliru, je n'ai aucun doute là-dessus. » Hier, dans la Gazzetta dello Sport, le jeune retraité Alberto Contador a rappelé à quel point l'arrivée de cette 14e étape est l'un des plus redoutables sommets du cyclisme mondial. Le Giro n'y était plus passé depuis 2014 et la victoire de Michael Rogers.
- 16e étape : Trente-Rovereto, 34,5 km (contre-la-montre individuel). Les spécialistes du chrono n'auront pas énormément d'occasions de s'illustrer : le court contre-la-montre du premier jour et celui-ci, tracé dans le Trentin. Après 34,5 km assez plats, en dehors d'une bosse aux deux tiers du parcours, les coureurs arriveront à Rovereto, « ville de la paix ».
- 19e étape : Venaria Reale-Bardonnèche, 181 km. Encore une étape pour les grimpeurs avec 180 km sans temps mort et quatre montées, le col des Lys en entrée, puis le long et difficile col du Finestre (point culminant de ce Giro à 2 178 m d'altitude et 9 km non asphaltés), Sestrières et enfin l'arrivée à Bardonnèche, à deux pas de la frontière avec la France.
- 20e étape : Suse-Cervinia, 214 km. Du plat pendant 125 km puis trois ascensions en 90 km. Si la décision n'est pas encore faite, cette dernière étape des Alpes peut encore faire beaucoup de dégâts avec le col de Mont-Tseuc (près de 10 % de moyenne), celui de Saint-Pantaléon et enfin la montée vers Cervinia.
- 21e étape : Rome-Rome, 118 km. Cette fois, les jeux seront probablement déjà faits, mais les dix tours du circuit tracé dans la capitale italienne promettent au moins des images magnifiques. Piazza del Popolo, Circo Massimo, Thermes de Caracalla, Colisée et arrivée devant le Forum : une carte postale de Rome.

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