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Nos lecteurs ont la parole - Par Joe Acoury

Sécurité du bon sens

Dans ce pôle triangulaire d'influence instable qu'est la région du Moyen‐Orient – composée de trois puissances amies‐ennemies : l'État juif d'Israël, les Arabes sunnites et l'Iran chiite –, la faiblesse géostratégique du monde arabe est due à sa propre incapacité à exister en tant que tel, à se transformer en interne suivant des intérêts convergents, et aux volontés occidentales de le voir rester faible (voir le plan israélien Yinon de création de mini‐États antagonistes au sein du monde arabe, la doctrine américaine de remodelage du grand Moyen‐Orient et la préservation de l'hégémonie européenne en Méditerranée). C'est cette dialectique entre force potentielle et faiblesse structurelle que doivent résoudre les pays arabes, sachant que la préservation de l'intégrité des États n'est plus la seule considération en termes de sécurité nationale, et que la protection de la vie des individus, la « sécurité humaine », est devenue la caractéristique fondamentale de la géostratégie à l'heure du biopouvoir et de la gouvernementalité (1).
Le temps est-il venu pour toutes nos composantes de communiquer le non-dit depuis bien longtemps ou de continuer de s'engouffrer dans le faux-semblant et l'imbroglio des dangers imminents ?
Le problème fondamental revient implacablement aux diverses tendances et mentalités qui disent cohabiter. Cherchent-elles à rétablir une confiance mutuelle substantielle alors que la culture de la méfiance partagée a permis le fait « civilisé » de l'abstinence, la distanciation, le souci de la répartition des intérêts et la déresponsabilisation face à tant de méfaits ?
Ayons le courage non pas seulement de nos appartenances religieuses, culturelles, contextuelles et politiques, mais du libre choix pour fonder et servir une identité basée sur la citoyenneté. À nous tous de rétablir et de sceller une union impartiale face à nos responsabilités et d'adresser un message d'unité non controversable à tous nos amis de la région ! À nous d'assumer une appartenance nationale face à des tendances intrapersonnelles bien connues de part et d'autre. À vous, Madame et Messieurs les Ministres, de trancher ensemble sur le sens positif des rôles en tant que partenaires uniques pour la nation. Les peurs et les dangers non dits peuvent attirer le cours des intérêts géostratégiques dans la région.
À nous de réviser l'expression de nos liens afin de répandre sur tout le territoire des comportements de solidarité. On peut ainsi se prémunir de complexes influences et retrouver les règles élémentaires de la cohérence pour un partenariat qui ne défend plus l'ambiguïté mais la positivité constructive !
Le sens des accords consensuels entre les Libanais est de pouvoir gérer le meilleur et le pire, mais uniquement entre eux. Évidemment, on se sentira surtout déterminés par nous-mêmes, par l'unique allégeance à nos limites, à nos forces, à la sécurité du bon sens et à la reconnaissance de nos faiblesses. Avec nos propres moyens, on peut se centrer sur notre part unique de l'histoire des religions avec une coexistence évolutive et soutenir une nation effectivement petite mais unie, libre, indépendante et rayonnante !

Joe ACOURY
(1) Hamdi Nabli, enseignant
à l'université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, décembre 2015.

Dans ce pôle triangulaire d'influence instable qu'est la région du Moyen‐Orient – composée de trois puissances amies‐ennemies : l'État juif d'Israël, les Arabes sunnites et l'Iran chiite –, la faiblesse géostratégique du monde arabe est due à sa propre incapacité à exister en tant que tel, à se transformer en interne suivant des intérêts convergents, et aux volontés occidentales de le voir rester faible (voir le plan israélien Yinon de création de mini‐États antagonistes au sein du monde arabe, la doctrine américaine de remodelage du grand Moyen‐Orient et la préservation de l'hégémonie européenne en Méditerranée). C'est cette dialectique entre force potentielle et faiblesse structurelle que doivent résoudre les pays arabes, sachant que la préservation de l'intégrité des États n'est plus la seule...
commentaires (3)

S’il vous plait, puis-je parler au Père Noël d’abord?

Marie-Hélène

08 h 47, le 22 novembre 2017

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Commentaires (3)

  • S’il vous plait, puis-je parler au Père Noël d’abord?

    Marie-Hélène

    08 h 47, le 22 novembre 2017

  • L,APPARTENANCE NATIONALE FAIT DEFAUT CHEZ CERTAINS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 58, le 21 novembre 2017

  • le vrai mot de la fin : L'allegeance. que faire pour que les libanais n'en aient QUE pour le Liban ? du diable si une autre solution pourrait se presenter, a part celle de la volonte des libanais eux memes a y arriver.

    Gaby SIOUFI

    10 h 40, le 21 novembre 2017

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