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Liban - Tournée

Bassil à Rome : Aucune raison pour que Hariri ne rentre pas au Liban

M. Bassil, hier, à Rome, en compagnie de Mgr Raï. Photo ANI

Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a poursuivi hier sa tournée européenne à la lumière de la crise à laquelle le Liban fait face depuis la démission surprise de son Premier ministre, Saad Hariri.
M. Bassil, qui s'est entretenu à Rome avec son homologue italien, Angelino Alfano, a appelé au retour immédiat de Saad Hariri au Liban, considérant que cela est « la seule solution » à la crise.
« Nous faisons face à une menace qui vise le parcours positif que le Liban avait entamé, et nous ne voulons pas de relations troubles avec les États arabes », a assuré M. Bassil. « Notre but est de régler la crise, et il est clair que l'Europe soutient les conventions internationales qui risquent d'être violées en ce moment, ce qui créerait un précédent en la matière », a-t-il également prévenu.
« Il n'y a désormais aucune raison pour que M. Hariri ne rentre pas au Liban. Pour sortir de ce cercle vicieux, la seule solution est son retour au Liban, a insisté M. Bassil. Nous ne voulons aucune ingérence étrangère dans nos affaires, et nous voulons que Saad Hariri annonce sa démission depuis Beyrouth, et non de l'étranger. »
Gebran Bassil a par ailleurs assuré n'avoir eu aucun contact avec Saad Hariri depuis qu'il s'est rendu en Arabie saoudite, le 3 novembre. « Quand on m'a interrogé au sujet de sa famille, j'ai répondu que cette affaire concerne uniquement le Premier ministre », a-t-il affirmé.
« Si l'Arabie saoudite a un problème avec l'Iran, qu'elle traite cela avec Téhéran et non avec le Liban », a également dit le chef de la diplomatie libanaise. Il a expliqué que « la stabilité du Liban a un impact sur la stabilité de la région ». « C'est pour cela que j'effectue une tournée en Europe, et tout le monde est d'accord que le Liban ne doit pas être un terrain de règlement de comptes entre États. »
Et le chef de la diplomatie libanaise de conclure : « Nous allons poursuivre nos efforts afin de régler cette crise à l'amiable car nous voulons des relations fraternelles avec l'Arabie saoudite et cela est le seul moyen pour le retour de M. Hariri au Liban. Après, c'est aux Libanais de dialoguer pour aboutir à une position unifiée. »
M. Bassil a par ailleurs rencontré hier, dans le cadre de sa tournée, son homologue britannique, Boris Johnson, à Londres, ainsi que Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États au Saint-Siège, à Rome. Il a également rencontré dans la capitale italienne le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, qui lui a transmis un message à remettre au président de la République. Mgr Raï s'est de son côté à nouveau entretenu hier, par téléphone, avec M. Hariri.


Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a poursuivi hier sa tournée européenne à la lumière de la crise à laquelle le Liban fait face depuis la démission surprise de son Premier ministre, Saad Hariri.M. Bassil, qui s'est entretenu à Rome avec son homologue italien, Angelino Alfano, a appelé au retour immédiat de Saad Hariri au Liban, considérant que cela est « la seule solution »...

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