La Dernière

SEAL célèbre son vingtième anniversaire avec Mashrou’ Leila et dix nouvelles initiatives

ÉVÉNEMENT
07/11/2017

SEAL (Social and Economic Action for Lebanon), une organisation à but non lucratif créée en 1997 à New York par des hommes d'affaires et financiers libano-américains, vient de célébrer vingt ans d'investissements dans des projets socio-économiques à travers le Liban avec dix nouvelles initiatives. Cette organisation, qui a pour mission d'améliorer le niveau de vie des plus démunis au sein de la population libanaise, indépendamment de leur origine, de leur religion et de leur appartenance politique, s'est « beaucoup développée sur le plan opérationnel. Elle est devenue une institution à part entière », assure Victoria Lupton, directrice exécutive de SEAL.

500 000 dollars collectés
Pour célébrer cet anniversaire, une soirée de collecte de fonds a eu lieu au somptueux Capitale, dans le Bowery, organisée par le comité composé de Denise Challita, Claudia Fleming, Nayla Hadchiti, Nadine Hajjar, Lara Keirouz, Eleonore Kouladjian, Victoria Lupton, Maya Malek, Adla Massoud et Joumana Tager. Animée par Nataly Aukar, humoriste new-yorkaise née à Beyrouth, rythmée par le célèbre groupe libanais Mashrou' Leila sur fond de musique électro-pop sensuelle et mélancolique, appuyée par les témoignages – dont celui du manager du projet de Nassif Wakim – et par un court-métrage 20 years of SEAL, signé Nina Najjar, la soirée a attiré la fine fleur de la communauté libanaise de New York, dont le représentant permanent du Liban auprès de l'ONU, Nawaf Salam, et son épouse Sahar Baassiri, future ambassadrice du Liban auprès de l'Unesco, le consul général du Liban à New York, Majdi Ramadan, et son épouse Vanessa Raphaël, la représentante permanente adjointe du Liban auprès de l'ONU, l'ambassadrice Caroline Ziadé, ainsi qu'un grand nombre de jeunes « ambassadeurs de SEAL ».
L'événement a trouvé son point d'orgue lors de la levée de fonds, sous forme d'enchères, réalisée avec brio par Jennifer Wright, vice-présidente et directrice des relations clients au sein du groupe Christie's à New York. Une bien belle récolte évaluée à plus de 500 000 dollars. « Cette levée de fonds est la deuxième la plus importante dans l'histoire de SEAL, après celle réalisée au lendemain de la guerre du Liban en 2006, preuve d'une extraordinaire solidarité pour faire face à la crise humanitaire, » s'est réjoui George Bitar, président du comité exécutif de SEAL.
En ce vingtième anniversaire, les organisateurs sont sortis des sentiers battus « en célébrant une communauté spéciale d'une centaine de personnes. C'est la communauté de Libanais et d'amis du Liban qui a rendu SEAL possible au fil de ces deux décennies », indiquait le grand financier. Il n'a pas manqué de rendre hommage à feu le Dr Nabil Hussami, à Joe et Claude Audi, Habib Kairouz, le Dr Josyann Abi Saab, ainsi qu'à L'Orient-Le Jour et d'autres, qui ont accompagné avec fidélité SEAL tout au long de ces vingt années.

Philanthropie et développement
Depuis sa création, SEAL allie philanthropie et développement économique pour venir en aide aux plus démunis afin qu'ils deviennent financièrement autonomes. L'organisation offre des subventions financières aux personnes à faible revenu pour les aider à relancer ou développer leur entreprise. SEAL a financé des projets dans des secteurs allant de l'agriculture à la couture, en passant par le secteur maritime, la production de sel, ou encore les outils industriels et les études commerciales. Dix nouvelles initiatives sont en cours.
« Nous avons toujours cherché à atteindre les communautés marginalisées dans les régions rurales du Nord, le Chouf, la Békaa et le Sud », note George Bitar. « Le premier projet était de faire don de deux machines à coudre à une coopérative de femmes à Aley ; notre dixième projet consistait à former et équiper les petits agriculteurs du Liban-Nord ; notre cinquantième projet était d'installer un système d'irrigation dans la Békaa. Pour le 125e projet, nous envisageons de mettre sur pied une usine de savon à Nabatiyeh dans le sud du Liban. Nous nous efforçons d'augmenter les revenus afin de soutenir et préserver la dignité des communautés rurales au Liban et de combattre aussi l'extrémisme », souligne George Bitar. Les recettes de cette collecte de fonds serviront à la réalisation de projets socio-économiques à travers le Liban en partenariat avec de nombreuses organisations non gouvernementales reconnues au Liban et avec l'AUB.

Source et distribution des fonds
Dans une interview accordée à L'Orient-Le Jour à New York, George Bitar souligne « deux aspects primordiaux pour les fonds levés. Le premier est de s'assurer de la source de ces fonds. On ne peut se permettre d'accepter des donations de personnes qu'on ne connaît pas, puisque l'organisation est enregistrée à New York. Le deuxième aspect est de s'assurer du contrôle de la distribution ». Il estime avoir besoin « d'un budget annuel de 350 000 à 400 000 dollars pour mener à bien ces projets. La communauté libanaise de New York étant très sollicitée par les appels aux fonds, nous avons pris des mesures avec Victoria Lupton pour essayer de cibler des fondations et institutions non libanaises. Avec l'infrastructure actuelle, le montant idéal serait entre 500 000 et 600 000 dollars, montant que nous venons de réaliser », note-t-il avec satisfaction.
Pour une plus grande efficacité de l'investissement, le président de SEAL évoque une phase 2 : « Une fois le matériel acheté, il faudra s'assurer de son utilisation de manière adéquate pour qu'il ne soit pas un investissement à fonds perdu. Nous sommes en train d'évoluer en aidant ces personnes non seulement à créer mais aussi à vendre leurs produits. Notre phase 2, c'est d'essayer de participer à la valeur ajoutée de la chaîne dans la production et la vente. »
SEAL s'inscrit donc dans la continuité et l'excellence. Avec quarante jeunes ambassadeurs volontaires, une nouvelle génération SEAL prendra bientôt la relève. « Ces ambassadeurs qui ont entre 25 et 35 ans, donc mon âge il y a vingt ans, représentent le futur de SEAL. Il est grand temps que la nouvelle génération reprenne le flambeau », conclut-il avec espoir.
La mission de SEAL-USA ne peut atteindre son objectif sans le dynamisme d'un solide comité exécutif comprenant Dana Barakat Khoury, George Bitar (président), Habib Kairouz, Wissam Kairouz, Marc Malek, Rima Moawad, Kamil M. Salamé, Joumana Tager, Riad Younès, Anwar Zakkour, Majd Maksad (trésorier), Nabil Abou Charaf (secrétaire) ; le comité de Beyrouth, Yasser Akkaoui, Rami Zurayk ; et le comité consultatif : George Boutros, Raymond Debbané, Fuad Sawaya et Ramy Zurayk.

Pour de plus amples informations concernant les projets financés, consulter le site web : www.seal-usa.org

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