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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les FDS prennent à l’État islamique un important champ pétrolier

Des slogans de l’État islamique sur un mur de Mayadine, un ancien fief de l'EI repris par le régime syrien, qui avait pour objectif de capturer le champ pétrolier al-Omar quelques kilomètres plus loin. Photo AFP

Des combattants kurdes et arabes soutenus par Washington se sont emparés hier de l'un des plus importants champs pétroliers de Syrie, que les forces du régime cherchaient à reprendre aux jihadistes du groupe État islamique (EI). Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) « contrôlent totalement le champ pétrolier d'al-Omar, le plus grand de Syrie », selon une annonce publiée hier sur le site web de cette alliance soutenue par la coalition internationale.
Situé dans la province de Deir ez-Zor dans l'est de la Syrie près de la frontière avec l'Irak, le champ pétrolier d'al-Omar est l'un des plus importants du pays en guerre. Avant d'être détruit en octobre 2015 par des raids de la coalition internationale emmenée par Washington, ce champ pétrolier rapportait aux jihadistes entre 1,7 et 5,1 millions de dollars par mois (1,5 et 4,6 millions d'euros), selon la coalition.
Deux offensives distinctes se déroulent actuellement dans la province de Deir ez-Zor pour reprendre à l'EI les territoires encore sous son contrôle : l'une est menée par les FDS, la seconde par les troupes du régime de Bachar el-Assad, soutenues par l'aviation russe. Pour prendre le contrôle du champ pétrolier, les FDS, qui ont récemment chassé l'EI de son fief de Raqqa (Nord), étaient engagées ces dernières semaines dans une course implicite avec les forces du régime, stationnées depuis deux jours aux abords d'al-Omar. Le champ pétrolier se trouve à 10 km à l'est de Mayadine, un ancien fief de l'EI repris par le régime, qui avait pour objectif de capturer al-Omar, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'avancée des FDS « intervient trois jours après le retrait de l'EI du champ pétrolier », selon l'OSDH, qui ne précise pas les raisons de ce retrait. Elle s'est faite à la faveur « de contre-offensives des jihadistes contre des positions des forces du régime, contraintes de reculer », selon la même source. Les FDS ont également réussi à s'emparer dans la nuit du champ pétrolier d'al-Sayjane, au nord de celui d'al-Omar, d'après l'OSDH.

« Comme à Dresde »
Par ailleurs, la Russie a vivement dénoncé les « bombardements barbares » de la coalition sur Raqqa, qui ont fait des « milliers » de victimes civiles et qui rappellent, selon lui, les bombardements de Dresde, en février 1945. Raqqa, la « capitale » du califat unilatéralement proclamé de l'EI, « a subi le sort de (la ville allemande de) Dresde en 1945, rasée par les bombardements américains et britanniques », a estimé hier le ministère russe de la Défense. Le ministère russe de la Défense a assuré que l'aide occidentale affluait désormais pour restaurer Raqqa, de façon à effacer l'étendue de sa destruction, alors que, selon lui, des demandes d'aide humanitaire de la part de Moscou lui ont été refusées. « Il n'y a qu'une seule (raison) à cela. Celle d'effacer les traces des bombardements barbares de l'aviation américaine et de la coalition qui ont enterré sous les ruines des milliers de citoyens pacifiques libérés par les États-Unis », a-t-il accusé. Il a en outre laissé entendre que les États-Unis exagéraient l'importance stratégique de la chute de Raqqa, qualifiant la ville de « provinciale », mineure par rapport à Deir ez-Zor, dans l'Est syrien, où s'activent des troupes du régime syrien appuyées par Moscou contre des éléments de l'EI.
Le ministère a aussi raillé les « déclarations triomphalistes » des États-Unis. Le président américain Donald Trump a prédit samedi l'ouverture d'une ère de transition vers la paix en Syrie, avec l'implication diplomatique de Washington. « Avec la libération de la capitale de l'État islamique, ainsi que de la vaste majorité de son territoire, la fin du califat de l'État islamique est en vue », a estimé M. Trump dans un communiqué transmis par la Maison-Blanche. Cette victoire de l'alliance dominée par les Kurdes, alliés à Washington, annonce « une nouvelle phase » en Syrie, a ajouté le président américain. « Ensemble, avec nos alliés et partenaires, nous soutiendrons des négociations diplomatiques qui mettront fin à la violence, permettront aux réfugiés de rentrer chez eux en sécurité et déboucheront sur une transition politique » en Syrie, a-t-il poursuivi.

Source : AFP

Des combattants kurdes et arabes soutenus par Washington se sont emparés hier de l'un des plus importants champs pétroliers de Syrie, que les forces du régime cherchaient à reprendre aux jihadistes du groupe État islamique (EI). Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) « contrôlent totalement le champ pétrolier d'al-Omar, le plus grand de Syrie », selon une annonce publiée hier sur le site web de cette alliance soutenue par la coalition internationale.Situé dans la province de Deir ez-Zor dans l'est de la Syrie près de la frontière avec l'Irak, le champ pétrolier d'al-Omar est l'un des plus importants du pays en guerre. Avant d'être détruit en octobre 2015 par des raids de la coalition internationale emmenée par Washington, ce champ pétrolier rapportait aux jihadistes entre 1,7 et 5,1 millions de...
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