X

Moyen Orient et Monde

Les forces du régime prennent des quartiers de Mayadine

Syrie
OLJ
13/10/2017

Les forces du régime en Syrie ont pris le contrôle de quatre quartiers de Mayadine, après être entrées une nouvelle fois dans ce bastion du groupe État islamique dans l'est du pays, a annoncé hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Cette avancée des forces progouvernementales, soutenues par l'aviation russe, a permis de couper les routes reliant Mayadine à Boukamal, localité à la frontière avec l'Irak, selon l'OSDH. La seule voie d'échappatoire des jihadistes est donc le fleuve Euphrate, qui jouxte Mayadine, selon la même source.
L'EI avait réussi la semaine dernière à chasser les forces du régime de Mayadine, deux jours après leur première percée dans cette ville, considérée comme l'un des derniers fiefs des jihadistes dans l'Est syrien. « Les forces du régime, menées sur le terrain par les forces russes, ont pris le contrôle d'au moins quatre quartiers », a donc indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Les forces russes « supervisent les opérations militaires, participent aux combats sur le terrain et mènent des frappes aériennes intensives », selon M. Abdel Rahmane, qui souligne « la violence des combats ». L'agence SANA a confirmé cette nouvelle percée des forces du régime à Mayadine, récemment décrite par une source militaire syrienne comme la « capitale sécuritaire et militaire » de l'EI dans la province pétrolière de Deir ez-Zor, frontalière de l'Irak.
L'avancée du régime intervient malgré l'arrivée de renforts de l'EI, qui a accueilli un millier de combattants venus d'Irak, déployés sur les divers fronts de l'est de Deir ez-Zor, selon l'OSDH. C'est notamment à Mayadine et Boukamal que les jihadistes ayant fui Raqqa, où l'EI est acculé dans son dernier carré, ont trouvé refuge. Les jihadistes, qui contrôlent toujours plus de la moitié de la province de Deir ez-Zor, sont sous le coup de deux offensives distinctes dans cette région : celle de l'armée syrienne, soutenue donc par la Russie, et celle des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance de rebelles arabo-kurde), soutenues, elles, par une coalition internationale dirigée par les États-Unis. L'organisation ultraradicale a perdu une grande partie des vastes territoires conquis en 2014 en Irak et en Syrie. Elle vient ainsi de céder Hawija, le dernier grand centre urbain qu'elle contrôlait encore en Irak.
En outre, la coalition internationale a indiqué, hier, qu'entre 300 et 400 jihadistes de l'EI se trouvent encore actuellement dans la ville de Raqqa. « À Raqqa, nous cherchons approximativement 4 000 civils qui sont restés dans la ville et une affaire de 300 à 400 combattants de l'EI », a ainsi déclaré, lors d'une conférence de presse à Bagdad, la capitale irakienne, le colonel américain Ryan S. Dillon, porte-parole de la coalition. Le colonel Dillon a par ailleurs affirmé que des « discussions étaient en cours » entre le conseil civil de Raqqa, mis en place par les FDS, et des chefs tribaux locaux pour évacuer les civils encore présents dans la ville. « Nous avons vu aussi une tendance, ces derniers mois, de membres de l'EI qui se rendent, 4 à 5 par semaine, dont des émirs et des dirigeants, et d'autres que nous avons capturés quand ils essayaient de sortir avec les personnes déplacées », a-t-il ajouté. Selon l'ONU, environ 8 000 civils seraient toujours bloqués dans Raqqa.

Enquêteurs de l'ONU
D'autre part, des enquêteurs de l'ONU se rendront cette semaine sur une base aérienne en Syrie d'où, selon Washington et ses alliés, avait été lancée une attaque au gaz sarin en avril, ont indiqué des diplomates. La visite sur la base d'al-Chaayrate, dans le centre du pays, surviendra quelques semaines à peine avant la publication d'un rapport très attendu sur l'attaque contre la localité de Khan Cheikhoun, que les puissances occidentales et une commission de l'ONU attribuent donc aux forces du président syrien Bachar el-Assad. Les enquêteurs font partie de la mission dite JIM d'enquête sur les armes chimiques en Syrie, menée conjointement entre l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et l'ONU. Ils sont partis lundi pour Damas, a précisé un diplomate qui a requis l'anonymat.
Le raid aérien, effectué le 4 avril, avait fait 83 morts, selon l'ONU, et au moins 87 tués, dont plus de 30 enfants, selon l'OSDH. Le gouvernement syrien dément toute implication dans ce raid et affirme qu'il ne détient plus aucune arme chimique depuis un accord sur le démantèlement de son arsenal signé en 2013.

Source : AFP

À la une

Retour à la page "Moyen Orient et Monde"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Gouvernement : lorsque sonne l’heure...

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué