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« Toutes gagnantes » au premier concours Miss Monde en fauteuil roulant

La compétition avait pour objectif de « changer l'image des femmes (handicapées) ».

La toute première Miss Monde en fauteuil roulant, la Biélorusse Alexandra Chichikova (au centre), entourée de ses première et deuxième dauphines, respectivement la Sud-Africaine Lebohang Monyatsi (à droite) et la Polonaise Adrianna Zawadzinska. Le concours s’est tenu samedi soir à Varsovie, capitale de la Pologne. Wojtek Radwanski/AFP

Une compétition inédite s'est tenue samedi soir à Varsovie, en Pologne, où 24 jeunes femmes de 19 pays ont concouru pour décrocher le titre de Miss Monde en fauteuil roulant. La Biélorusse a été couronnée, mais le résultat compte peu car toutes ont été « gagnantes ».
« Nous sommes toutes gagnantes : nous nous sommes fait de nouveaux amis, nous avons vécu de nouvelles expériences, connu toute cette ambiance ensemble », a confié la Chilienne Maria Diaz, 28 ans, joueuse professionnelle de tennis en fauteuil roulant. « C'est la première occasion du genre pour montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons », souligne la jeune femme, victime d'un accident il y a dix ans, récompensée des titres Miss Activité et Miss Lifestyle Designers.
La couronne de Miss Monde est allée à la Biélorusse Alexandra Chichikova, 23 ans, étudiante en psychologie et pédagogie sociale. La Sud-Africaine Lebohang Monyatsi et la Polonaise Adrianna Zawadzinska sont respectivement première et deuxième dauphine. « Luttez contre vos angoisses et vos peurs », a appelé la reine de la soirée dans un discours. La joueuse de football et mannequin française Nadjet Meskine a été élue Miss Sourire. Lors de la soirée de gala, devant un millier de spectateurs, les candidates ont comparu dans trois tenues différentes : costume national, tenue de cocktail et tenue de soirée.

Manifeste commun
Organisé à l'initiative de la fondation polonaise Jedyna Taka, le concours avait pour objectif de « changer l'image des femmes en fauteuil roulant, pour qu'elles ne soient pas définies à travers cet attribut, mais aussi d'insister sur le fait que, dans certaines parties du monde, le fauteuil roulant reste un luxe », a déclaré Katarzyna Wojtaszek-Ginalska, cofondatrice du projet et coprésidente du jury. « C'est un manifeste commun des femmes handicapées, pour dire qu'on n'a jamais demandé à être handicapées et (...) qu'on veut être considérées comme des personnes tout à fait ordinaires », a insisté cette femme de 36 ans, elle-même en fauteuil roulant.
Les candidates ont été soit présélectionnées dans des concours nationaux, soit choisies par des ONG contactées par la fondation polonaise. Chaque pays pouvait être représenté par deux candidates. Dans ce concours, « ce n'est pas le physique qui compte le plus. Certes, avoir un beau visage est important, mais on se penche énormément sur la personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets », a expliqué Katarzyna Wojtaszek-Ginalska. Les candidates ont passé huit jours chargés dans la capitale polonaise, avec des répétitions, des séances photo, des conférences et des visites de la ville. « Elles n'ont payé que le trajet vers la Pologne », s'est félicitée Mme Wojtaszek-Ginalska.
C'était avant tout une rencontre entre 24 femmes, avec autant d'histoires poignantes : comme celle de la Finlandaise Kati Van der Hœven, communiquant avec son mari avec des mouvements de pupilles, ou de la kinésithérapeute polonaise Beata Jalocha, blessée en 2013 lorsqu'un homme est tombé sur elle en se suicidant du 7e étage d'un immeuble, ou de la Néerlandaise Mirande Bakker, victime d'une erreur médicale.

S'adapter et briller
La chorégraphie, complexe, a posé problème à plusieurs participantes. Comme lors de cette répétition où, montrant les mouvements à imiter, la chorégraphe demande « qu'on lève la main droite ! » « Je n'ai pas de main droite... », fait alors remarquer, en souriant, l'Américaine Jennifer Lynn Adams depuis son fauteuil roulant électrique, qu'elle conduit à l'aide d'un joystick. « Je suis née presque sans mains et sans jambes. Je dois m'adapter à la musique, à la chorégraphie, mais c'est O.K. Dans la vie, je dois m'adapter », a déclaré Miss America 2014 en fauteuil roulant. « C'est d'ailleurs mon message au monde : nous avons chacun quelque chose qui nous limite, dit-elle, mais nous pouvons nous adapter et briller au-delà de ces limites. »

Source : AFP

Une compétition inédite s'est tenue samedi soir à Varsovie, en Pologne, où 24 jeunes femmes de 19 pays ont concouru pour décrocher le titre de Miss Monde en fauteuil roulant. La Biélorusse a été couronnée, mais le résultat compte peu car toutes ont été « gagnantes ».« Nous sommes toutes gagnantes : nous nous sommes fait de nouveaux amis, nous avons vécu de nouvelles expériences, connu toute cette ambiance ensemble », a confié la Chilienne Maria Diaz, 28 ans, joueuse professionnelle de tennis en fauteuil roulant. « C'est la première occasion du genre pour montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons », souligne la jeune femme, victime d'un accident il y a dix ans, récompensée des titres Miss Activité et Miss Lifestyle Designers.La couronne de Miss Monde est allée à la...
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