Les députés communistes français ont enclenché le processus pour obtenir une commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la fusion entre Siemens et Alstom, qui « suscite beaucoup d'inquiétudes », selon un communiqué publié hier.
Outre les conditions du rapprochement annoncé le 26 septembre entre les groupes ferroviaires français et allemand, la commission d'enquête voulue doit porter « sur les contre-propositions économiques et industrielles au service d'une filière stratégique pour la France et d'un large projet européen ». La proposition de résolution pour cette commission, portée par Fabien Roussel, député du Nord, département qui compte le site d'Alstom de Petite Forêt, est notamment cosignée par le président du groupe André Chassaigne.
Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session de l'Assemblée, d'user de son « droit de tirage » pour une commission d'enquête. L'opération pose « de nombreuses questions », y affirment les députés PCF, car c'est « un fleuron de l'industrie nationale et le cœur de la filière ferroviaire française qui est touché, pire, qui passe sous pavillon étranger ». De plus, ils dénoncent aussi le fait que « cette fusion s'ajoute à la vente des chantiers de l'Atlantique aux Italiens de Fincantieri, accentuant le mouvement d'une France qui perd le contrôle sur son industrie ».
Les élus s'inquiètent en particulier des conséquences sociales de la fusion même si le « futur groupe Alstom-Siemens s'engage à ne pas fermer de sites ni à supprimer d'emplois pendant 4 ans », ils craignent aussi pour les sous-traitants qu'Alstom « fait travailler, avec ses 12 sites, plusieurs centaines de sous-traitants, soit 32 800 salariés, sous-traitants inclus ».
Économie - Alstom-Siemens
Alstom-Siemens : Les députés communistes français demandent une commission d’enquête
OLJ / le 05 octobre 2017 à 00h00


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