Les députés français ont adopté, hier, une nouvelle loi antiterroriste. Un texte « extrêmement utile », selon le gouvernement, mais critiqué par certains, à droite comme étant « trop mou », et à gauche comme une « atteinte aux libertés ». « Nous sommes toujours en état de guerre », face à une « menace extrêmement grave », a martelé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en défendant la loi hier. Soutenu par le parti centriste du président Emmanuel Macron, une partie de la droite et de la gauche, le nouveau texte a été largement approuvé par 415 voix pour, 127 voix contre et 19 abstentions. Les députés doivent maintenant trouver un compromis avec les sénateurs, qui avaient légèrement assoupli le texte, en vue d'une adoption définitive d'ici à la mi-octobre. Le dispositif législatif vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence, instauré par l'ancien gouvernement socialiste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. L'état d'urgence qui confère aux autorités des pouvoirs exceptionnels devait être temporaire, mais il a en fait été prorogé à six reprises, au gré des attentats ou des menaces.
Moyen Orient et Monde
La France adopte une loi antiterroriste controversée
OLJ / le 04 octobre 2017 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine