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Économie - France

Yachts, lingots et jets privés : en France, la réforme de l’ISF agite la majorité

La réforme sur l’ISF, mesure phare du projet de loi des finances 2018, suscite des réserves au sein du gouvernement français. Archives/AFP

La réforme de l'impôt sur la fortune (ISF) inquiète certains députés de la majorité, qui demandent à « revoir » la taxation sur les produits de luxe, à l'image des yachts ou des jets privés. Une démarche accueillie avec réserve par le gouvernement.
« Un yacht, c'est m'as-tu-vu, ce n'est pas productif pour l'économie » : voilà comment le rapporteur du budget, Joël Giraud, a justifié vendredi sa volonté de retoucher certains aspects de la réforme de l'ISF, dans les colonnes du Parisien. « La nouvelle fiscalité en faveur du patrimoine permettra de réinjecter des liquidités dans l'économie » mais « je pense qu'il y a des choses à revoir », a expliqué le député des Hautes-Alpes, membre de la majorité présidentielle. « Les yachts, les jets privés, les chevaux de course, les voitures de luxe ou encore les lingots d'or ne sont plus pris en compte » dans le nouveau dispositif. « Ce n'est pas possible ! Des symboles de ce genre doivent être beaucoup plus taxés », a-t-il ajouté.
Un message qui illustre le malaise suscité dans une partie de la majorité par la réforme de l'ISF, mesure phare – mais aussi la plus controversée – du projet de loi de finances (PLF) 2018. L'ISF, qui touche aujourd'hui 351 000 foyers, va en effet disparaître au 1er janvier, pour céder la place à un « impôt sur la fortune immobilière » (IFI), dont seront exemptés les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...). Ce recentrage, destiné à stimuler l'activité en encourageant les contribuables les plus aisés à investir dans « l'économie réelle », devrait entraîner un manque à gagner de près de 3,2 milliards d'euros (soit 3,7 milliards de dollars) pour l'État. Une ardoise jugée colossale par la gauche, mais aussi par certaines ONG et syndicats, qui ont émis des doutes sur les retombées économiques de la réforme.
De quoi pousser certains députés de la majorité à s'activer pour que la réforme ne prenne pas des allures de « cadeau fiscal » pour les plus fortunés. À l'issue du sommet européen de Tallinn, Emmanuel Macron a récusé l'accusation de mener un politique fiscale trop favorable aux riches, en expliquant vouloir « mieux récompenser le travail, permettre aux gens de réussir » en investissant dans la formation. L'objectif, c'est de « trouver un moyen » pour que les produits de luxe « participent aux budgets de l'État », a expliqué sur France Info Bénédicte Peyrol, élue LREM de l'Allier et membre de la commission des Finances.
Du côté du gouvernement, ces démarches suscitent des réserves, même si l'on assure soutenir la volonté de discussion des députés LREM. « L'IFI a une base qui est claire, l'immobilier, et je ne recommande pas de complexifier l'IFI en y rajoutant les yachts, les voitures de luxe, les bijoux, et pourquoi pas les caves à vin », a souligné mercredi Bruno Le Maire devant la commission des Finances. En cause : le manque de lisibilité qui résulterait d'éventuels amendements à la réforme de l'ISF, portant sur le valeur de certains bateaux ou de certaines voitures de luxe.
Source : AFP

La réforme de l'impôt sur la fortune (ISF) inquiète certains députés de la majorité, qui demandent à « revoir » la taxation sur les produits de luxe, à l'image des yachts ou des jets privés. Une démarche accueillie avec réserve par le gouvernement.« Un yacht, c'est m'as-tu-vu, ce n'est pas productif pour l'économie » : voilà comment le rapporteur du budget, Joël Giraud, a justifié vendredi sa volonté de retoucher certains aspects de la réforme de l'ISF, dans les colonnes du Parisien. « La nouvelle fiscalité en faveur du patrimoine permettra de réinjecter des liquidités dans l'économie » mais « je pense qu'il y a des choses à revoir », a expliqué le député des Hautes-Alpes, membre de la majorité présidentielle. « Les yachts, les jets privés, les chevaux de course, les voitures de luxe ou...
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