Mis à part le match Qarabag-AS Rome (groupe C), qui se disputera demain à 19h (heure libanaise), toutes les rencontres se disputent à 21h45 (heure libanaise).
L'armada du Real Madrid, double tenant du titre, se rend sur la pelouse d'un Borussia Dortmund très en forme, aujourd'hui, lors d'une soirée de Ligue des champions qui verra le Manchester City et Pep Guardiola recevoir les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk. Le point d'orgue de cette 2e journée de C1 aura lieu demain, avec un choc entre le Paris SG et le Bayern Munich, au Parc des Princes.
Après deux sacres consécutifs, le Real Madrid fait partie des favoris en C1 cette année, mais son début de saison a été un peu compliqué à l'image de la défaite à domicile contre le Bétis Séville (1-0). Depuis, l'équipe de Zinédine Zidane s'est ressaisie contre Alavés (2-1). Mais c'est un tout autre match qui l'attend en Allemagne, face à un club en état de grâce ces dernières semaines. Le Borussia Dortmund vient de balayer Mönchengladbach (6-1) et caracole en tête de la Bundesliga, tandis que Pierre-Emerick Aubameyang domine le classement des buteurs avec 8 réalisations en 6 matches. Face aux stars du Real, Dortmund est condamné à réussir un exploit, après sa défaite lors du premier match à Wembley contre Tottenham (3-1). Mais les Jaune et Noir ont d'excellentes statistiques contre le champion d'Espagne, qu'ils ont tenu en échec deux fois la saison dernière en phase de poules (2-2 et 2-2).
Le Shakhtar Donetsk va avoir fort à faire sur la pelouse de Manchester City. Hormis un nul contre Everton (1-1), les Citizens sont intraitables cette saison, comme en témoigne la raclée infligée à Crystal Palace (5-0) samedi. En Ligue des champions, ils ont surclassé Feyenoord aux Pays-Bas (4-0) lors de la 1re journée. De quoi attendre de pied ferme le Shakhtar, qui s'était offert un joli succès contre Naples (2-1).
Dans les autres rencontres, après un nul contre Séville (2-2), Liverpool se rendra chez les Russes du Spartak Moscou. Monaco, après deux succès autoritaires en championnat de France, accueillera Porto au stade Louis II. Les Monégasques, demi-finalistes la saison dernière, avaient commencé par un nul encourageant (1-1) sur le terrain du RB Leipzig. Les Portugais, eux, doivent absolument réagir après s'être inclinés (3-1) à domicile face au Besiktas.
Déferlante anglaise et sécurité
D'autre part, à moins de neuf mois du Mondial 2018, Moscou va pouvoir tester son dispositif de sécurité à l'occasion de la réception, en deux jours, de deux clubs anglais rivaux et de leurs milliers de supporteurs pour des matches à hauts risques.
Selon la presse britannique, environ 2 000 supporteurs de Liverpool, qui affronte le Spartak ce soir, et de Manchester United, opposé au CSKA demain soir, sont attendus dans la capitale russe. Le risque d'échauffourées est double : d'une part, entre hooligans anglais de deux clubs historiquement rivaux susceptibles de se croiser à Moscou, et d'autre part, entre supporteurs russes et britanniques qui se sont déjà illustrés pendant l'Euro 2016. Avant le match Angleterre-Russie, le 11 juin 2016, de violents affrontements en plein Marseille avaient fait 35 blessés et débouché sur la condamnation de trois hooligans russes à des peines de prison.
Confrontées régulièrement par le passé à de véritables bagarres rangées à grande échelle en marge de certains matches, les autorités russes se sont attaquées frontalement au problème. Et ont encore renforcé leur arsenal de lutte contre les hooligans à l'approche du Mondial 2018, qu'elles ont promis sûr. Comme pendant les matches de la Coupe des confédérations, organisée sans incident en juin et juillet, des dispositifs renforcés sont prévus aujourd'hui et demain à l'entrée des stades du Spartak et du CSKA, ainsi que des stations de métro les plus proches. Une ligne téléphonique multilingue a été ouverte 24h/24 hier, jusqu'à demain, pour apporter une aide juridique aux supporteurs anglais. Mais Manchester United et Liverpool les ont prévenus : la police russe sera sur le qui-vive. « Vous pouvez vous attendre à une présence visible de la police, aux endroits où les fans de Liverpool et Manchester United se rassemblent », a écrit Liverpool dans un communiqué adressé aux supporteurs des Reds. Peu après le tirage au sort de la phase de groupes de la Ligue des champions, début septembre, Manchester United avait déjà conseillé à ses supporteurs de se montrer discrets et « irréprochables ».
Risque de prison
Depuis les affrontements de Marseille, les arrestations et inculpations de hooligans se sont multipliées, sous la houlette de la division « E » du ministère russe de l'Intérieur – chargée à la base des extrémistes et des opposants politiques – et Vladimir Poutine a promulgué en avril dernier une loi durcissant la législation contre les responsables de troubles lors de rencontres sportives. Selon ce texte, les hooligans peuvent être interdits d'entrée en Russie pendant des compétitions s'ils ont déjà violé les règles encadrant des manifestations sportives en Russie ou à l'étranger, ou même sur la base d'informations indiquant qu'ils comptent jouer les fauteurs de troubles. En outre, la loi double le montant des amendes pour infractions à ces règles – à 40 000 roubles (670 euros) – susceptibles d'être assorties d'une peine de prison allant jusqu'à 15 jours de détention.
Les supporteurs du Spartak se sont malgré tout illustrés, récemment, lors d'un match de C1 contre le club slovène de Maribor, en jetant des pétards sur le terrain qui ont failli toucher l'arbitre allemand. Ces incidents ont valu au club une amende de 60 000 euros de la part de l'UEFA et une interdiction de vendre des billets pour le prochain match à l'extérieur. Vendredi dernier, l'entraîneur italien du Spartak, Massimo Carrera, cité par l'agence TASS, a appelé les supporteurs du club « à ne pas répéter de telles actions ».
Mais ces incidents restent sans aucune mesure avec les scènes qu'a connues la capitale russe dans le passé. En 2002, après la défaite de la Russie dans un match du Mondial au Japon, retransmis sur un écran géant près du Kremlin, des affrontements avaient fait un mort et des dizaines de blessés. Et en 2010, une manifestation sans précédent avait réuni plusieurs milliers de supporteurs après la mort de l'un d'eux, tué quelques jours auparavant lors d'une bagarre entre Russes et Caucasiens.
Source : AFP


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