Sommet d’Astana

Moscou, Téhéran et Ankara vont maintenir l’ordre autour d’Idleb

Le sommet d’Astana, hier. Stanislav Filippov/AFP

La Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, qui soutient les rebelles, ont annoncé hier à Astana un accord pour déployer ensemble des forces de maintien de l'ordre dans la zone de désescalade d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces trois pays déploieront des « forces de contrôle de la désescalade » dans la région d'Idleb et dans « certaines parties » des régions de Lattaquié, de Hama et d'Alep, selon un communiqué commun diffusé au terme de deux jours de pourparlers dans la capitale du Kazakhstan.
Ces forces auront pour mission d'« empêcher les incidents et les accrochages » entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles, qui contrôlent la majeure partie de la région d'Idleb, frontalière de la Turquie et voisine de la province côtière de Lattaquié, un fief du régime. La ville d'Idleb est passée fin juillet sous le contrôle de jihadistes de l'ex-branche d'el-Qaëda en Syrie, après le retrait d'un groupe rebelle rival.
L'émissaire du Kremlin à Astana, Alexandre Lavrentiev, a salué cet accord comme « l'étape finale » dans la création des quatre zones de désescalade en Syrie, assurant qu'elles « créeront une vraie voie pour la cessation du bain de sang ». M. Lavrentiev a toutefois reconnu qu'il reste « beaucoup de chemin à parcourir pour renforcer la confiance » entre le régime et l'opposition.
L'émissaire de Damas à Astana, Bachar el-Jaafari, a qualifié pour sa part les pourparlers de « succès ». « Nous soutenons toute initiative qui fera cesser l'effusion de sang et les souffrances en Syrie, où qu'elles soient », a-t-il déclaré. Quant à la délégation rebelle, elle a souligné que « les forces d'Assad et les milices ne seront présentes dans aucune partie de la zone de désescalade (d'Idleb) et ne joueront aucun rôle dans les zones sous notre contrôle ».
Au cours des précédents cycles de négociations à Astana, il avait été décidé de créer quatre zones de désescalade en Syrie dans les régions d'Idleb, de Homs, dans la Ghouta orientale, près de Damas, ainsi que dans le Sud du pays. La Russie a déjà déployé sa police militaire dans plusieurs de ces zones afin de permettre l'instauration d'un cessez-le-feu durable. Le processus de paix d'Astana se concentre sur les questions militaires et techniques, et se déroule en parallèle à celui, politique, de Genève.
L'envoyée spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a appelé hier à « utiliser l'élan fourni par Astana » pour élargir les pourparlers à la recherche d'une solution politique au conflit. « Aucune zone de désescalade ne peut être préservée sans un processus politique exhaustif », a-t-il souligné.

Source : AFP


La Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, qui soutient les rebelles, ont annoncé hier à Astana un accord pour déployer ensemble des forces de maintien de l'ordre dans la zone de désescalade d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Ces trois pays déploieront des « forces de contrôle de la désescalade » dans la région d'Idleb et dans « certaines parties »...

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