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Économie - Énergie

Le pétrole au cœur des entretiens du président vénézuélien à Alger

Le président Conseil de la nation (à g.), Abdelkader Bensalah, s’est entretenu avec le président vénézuélien Nicolas Maduro. Francisco Batista / AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a entamé lundi une visite officielle de 24 heures en Algérie, avec au menu la question du pétrole, cruciale pour ces deux pays membres de l'OPEP. Le président vénézuélien s'est entretenu à la mi-journée avec le président du Conseil de la nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, deuxième personnage de l'État. L'entrevue s'est déroulée à la résidence d'État de Zéralda, où le président Abdelaziz Bouteflika vit, travaille et reçoit ses hôtes étrangers.
Étaient notamment présents le Premier ministre algérien Ahmad Ouyahia et le ministre algérien de l'Énergie, Moustapha Guitouni, rapporte l'agence nationale algérienne APS. Selon des journalistes accompagnant le président vénézuélien, l'entretien a notamment porté sur l'accord pétrolier signé fin 2016, sur base duquel l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et des pays producteurs non membres du cartel se sont engagés à réduire leurs extractions jusqu'en mars 2018 pour limiter l'offre sur le marché mondial et tenter de redresser les prix du baril.

« On ne sait pas encore »
Le président Maduro a estimé qu'il « existe un climat favorable à la politique du juste prix de l'or noir », selon des propos rapportés par le gouvernement vénézuélien. La coopération bilatérale entre Alger et Caracas dans le secteur pétrolier a également figuré au menu des discussions, a indiqué le gouvernement vénézuélien.
L'Algérie et le Venezuela, tous deux membres de l'OPEP, souffrent depuis 2014 de la chute des prix du pétrole, qui fournit environ 95 % de leurs devises aux deux pays. La baisse des prix du brut a fait fondre d'environ 45 % les réserves de change de l'Algérie en trois ans. Le Venezuela est de son côté englué dans une grave crise économique, aggravée par de récentes sanctions américaines.
M. Maduro a atterri tard dans la nuit à Alger sur le chemin du retour d'Astana, où il a participé à un sommet des chefs d'État de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), au titre de président en exercice du Mouvement des pays non alignés. Le programme officiel ne fait pas mention d'un entretien des deux chefs d'État, mais des responsables de la présidence ne l'ont pas exclu expressément. « On ne sait pas encore », a expliqué un responsable à l'AFP.
M. Bouteflika, 80 ans, est affaibli par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013, et son état de santé est source de constantes spéculations en Algérie. Il n'a fait depuis le début de l'année que de rares apparitions publiques et a reçu très peu de dignitaires étrangers.
Selon son agenda, le chef d'État vénézuélien doit avoir un dîner officiel en soirée en présence du Premier ministre, suscitant des interrogations sur une possible entrevue avec M. Bouteflika. En février, la chancelière allemande Angela Merkel avait dû reporter au dernier moment une visite à Alger. Et des observateurs ont récemment estimé que le président français Emmanuel Macron, attendu à Alger, n'avait toujours pas fait le voyage, faute de pouvoir être reçu par son homologue algérien. C'est la seconde visite de M. Maduro en Algérie, où il s'était déjà rendu en janvier 2015 pour une visite axée sur le pétrole. Son prédécesseur Hugo Chavez avait effectué quatre visites officielles à Alger.
Source : AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a entamé lundi une visite officielle de 24 heures en Algérie, avec au menu la question du pétrole, cruciale pour ces deux pays membres de l'OPEP. Le président vénézuélien s'est entretenu à la mi-journée avec le président du Conseil de la nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, deuxième personnage de l'État. L'entrevue s'est déroulée...

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