Liban

Aoun à l’ONU pour préserver « le Liban, vivier des civilisations et modèle de tolérance »

Décryptage
06/09/2017

Entre deux rendez-vous, si l'horaire le lui permet, le président de la République, Michel Aoun, aime faire un petit tour dans le jardin du palais de Baabda, histoire de se ressourcer auprès des arbres qu'il affectionne tant. Lorsque ce n'est pas possible, il se contente de se tenir debout devant la baie vitrée pour regarder au-dehors la vue magnifique qui s'offre à ses yeux : une partie de la capitale et de sa banlieue, jusqu'à l'horizon dégagé où la mer et le ciel se rejoignent et se confondent presque. Michel Aoun aime ces moments de solitude et de réflexion, volés au quotidien présidentiel, qui lui permettent de s'élever au-dessus des soucis habituels. C'est pendant de tels moments qu'il peut donner libre cours aux projets qu'il envisage pour son pays et qui sont à la hauteur de ses rêves. Ceux qui ont la chance de l'écouter en parler ont appris à y croire, car la ténacité dont il a fait preuve au cours de son long parcours militaire et politique est à elle seule une leçon de foi et de détermination.

En ces jours précis, après en avoir fini avec la bataille des jurds qu'il a suivie instant par instant et qui doit bientôt connaître son dénouement avec les obsèques nationales des martyrs de l'armée alors que le processus judiciaire pour la détermination des responsabilités est en cours, le président Aoun se concentre sur les deux visites qu'il compte effectuer en septembre aux Nations unies puis en France. Comme il tient à écrire lui-même ses discours, il a donc du pain sur la planche, souhaitant expliquer aux dirigeants du monde qui assisteront à la session ordinaire annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU sa vision particulière du rôle unique du Liban dans le concert des nations.
Il a d'ailleurs déjà choisi les deux thèmes principaux qui constitueront l'axe de son discours aux Nations unies : d'abord l'impact de la guerre contre le terrorisme que mène le Liban et les problèmes qu'elle soulève, et ensuite l'identité libanaise, forgée par les héritages de plusieurs civilisations qui cohabitent harmonieusement dans le patrimoine intellectuel et religieux libanais et destinent ce petit pays à jouer un rôle unique de lieu de rencontre et de dialogue interculturel et interreligieux.

 

(Lire aussi : Riyad met les Libanais au défi de se prononcer pour ou contre le Hezbollah)

 

Concernant la guerre contre le terrorisme, le président estime que le Liban est parmi les premiers pays à l'avoir menée, de Denniyé à Saïda, en passant par Tripoli, le Akkar et le jurd. Cette guerre a été lourde et coûteuse et a, à certains moments, menacé le tissu interne libanais. Mais, à chaque fois, l'ouverture et la tolérance des Libanais ont été les plus fortes.

Aujourd'hui, alors que le Liban vient de remporter une victoire décisive sur le terrorisme, il doit pourtant continuer à faire face à des dossiers particulièrement épineux, celui des déplacés syriens dont le nombre au Liban constitue un problème aux multiples facettes, et celui des réfugiés palestiniens qui pourrait devenir encore plus grave si les manœuvres israéliennes visant à mettre un terme aux activités de l'Unrwa (qui finance en partie la présence des Palestiniens dans les camps de réfugiés) aboutissaient.

Le président de la République voudrait donc placer la communauté internationale face à ses responsabilités à l'égard de ces dossiers dont le Liban ne peut, seul, assumer les charges morales et matérielles, sans parler des problèmes sociaux et sécuritaires que cette double présence engendre. Ce double poids, s'il n'est pas bien traité, ou s'il est laissé à la seule charge des Libanais, peut mettre en danger l'existence même du Liban en tant que vivier des civilisations et des religions. Pour le chef de l'État, ce n'est pas un hasard si, au Liban, se retrouvent les religions chrétienne et musulmane dans toutes leurs diversités respectives. C'est un destin et un message pour que ce pays joue un rôle particulier dans un monde où les divisions religieuses et confessionnelles sont de plus en plus aiguës. Si on lui en donne la possibilité, le Liban a des leçons à donner au monde sur les valeurs humaines et l'acceptation de l'autre.

Tout le monde loue la capacité d'adaptation des Libanais dans les autres sociétés du monde vers lesquelles ils ont émigré. Ce phénomène n'est pas le fruit d'un hasard. Il est dû au fait que le Liban est justement le fruit d'un héritage tellement multiple et riche qu'il possède en lui un peu de toutes les civilisations du monde. Le Libanais se sent partout chez lui, parce qu'il possède en lui un peu de toutes les cultures, et c'est cette diversité qui constitue sa particularité et son immense richesse. Dans un monde où les identités se rétrécissent et se radicalisent, où le repli sur soi devient de plus en plus évident, le Liban donne au monde un modèle différent qui mérite d'être préservé et peut-être qui devrait être suivi. Pour le président, cette conviction est le fruit d'une longue réflexion qu'il souhaite partager avec les dirigeants du monde. Mais il faudrait aussi que les Libanais croient en eux-mêmes et en leur rôle particulier, qui est aussi une responsabilité, au lieu de se laisser prendre au piège des tentatives visant à les rabaisser.

 

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Élie Aoun

violon

gaby sioufi

C beau tout ca !
pourvu que ca ne ressemble pas a l'apparition de feu sleiman frangieh , alors president... QUI tenait a tancer le monde entier .... tenait a appuyer yasser arafat...
suite a quoi.. BOUMMMMM ! le liban en feu

OPTION POTION

LE PHARE AOUN EST THE RIGHT MAN AT THE RIGHT PLACE .

Le Liban a rarement eu un président tourne vers l'avenir , grâce à sa VISTA POLITIQUE.

ET une chance inouï que le Liban puisse profiter des nouvelles que SCARLETT nous donne sans compter .
Avec honnêteté, c'est rare .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

EST-CE UN ARTICLE CET AMALGAME DE SOUHAITS ET DE SUPPOSITIONS ?

Saleh Issal

Article d'une redondance insupportable

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