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Diaspora

Victoire de la « dabké » libano-argentine à Zaarour

Diaspora
Naji FARAH | OLJ
22/08/2017


La troupe libano-argentine de dabké (danse traditionnelle) « Firqat al-Arz », composée de dix danseurs, a remporté le 1er Festival international de dabké – Hayda Lebnan, organisé les 21 et 22 juillet à Zaarour (Metn, Mont-Liban). Le résultat n'est pas surprenant vu qu'il s'agit d'un groupe issu d'une véritable armada de 500 danseurs, formée depuis plus de dix ans dans la ville de Rosario où la communauté libanaise est très active. À l'initiative de Fady Bou Dagher, ce bel événement a vu également défiler des troupes venues de São Paulo, de Mexico et du Canada. Elles ont offert de belles prestations, en attendant la participation de plusieurs autres pays pour la prochaine édition de 2018.

Les jeunes Libano-Argentins à Tyr
Suite à ce succès, « Firqat al-Arz » s'est produite une semaine plus tard, au cours d'une soirée exceptionnelle, à l'auberge al-Fanar, dans la ville de Tyr. À cette occasion, nous avons fait la connaissance de deux jeunes au profil intéressant, les frères Uriel et Gabriel Haddad, arrivés la veille à Beyrouth.
Uriel, âgé de 26 ans, professeur de français dans plusieurs établissements de Rosario, a suspendu ses cours cet été pour venir à la découverte du pays de son grand-père paternel. Il a entraîné avec lui son frère cadet Gabriel, engagé avec son père Jorge dans l'entreprise familiale de matériaux de construction. Deux raisons majeures ont poussé Uriel et Gabriel, dont la mère est d'origine espagnole, à prendre cette décision : les échos qui leur sont parvenus des nombreux jeunes de leur ville, invités eux aussi au Liban par l'association RJLiban, ainsi que la campagne menée en Argentine par l'ambassade du Liban pour la récupération du passeport libanais.
Avant de débarquer à Beyrouth, ils ont contacté le président du conseil municipal de Rachaya al-Foukhar, leur ville d'origine, pour leur envoyer leurs documents de familles scannés. Ils les avaient remis au préalable à la Société libanaise de Rosario. Leur grand-père Chafik avait émigré avec son frère Gergès et sa sœur, à l'âge de 14 ans, en Argentine. Il s'est marié avec une jeune femme issue de Damas, de la famille Saydnaoui. Il ne reste à Rachaya al-Foukhar que des descendants de la famille Maalouf, celle de leur arrière-grand-mère, dont une partie a émigré vers le Brésil. Une branche de la famille Haddad résidant à Marjeyoun pourrait leur être apparentée. Quant aux oncles et tantes paternels d'Uriel et de Gabriel, Norberto et Ana Maria, établis au Venezuela, ils attendent avec impatience le résultat de ce voyage pour venir, à leur tour, visiter le pays du Cèdre.

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