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"Horreur à Casablanca" : le Maroc sous le choc après l'agression sexuelle collective d'une jeune femme dans un bus

société

Les six auteurs, âgés entre 15 et 17 ans, arrêtés.

OLJ/AFP
21/08/2017

Le Maroc est sous le choc après la diffusion d'une vidéo montrant un groupe de jeunes agresser sexuellement dans un bus une jeune femme, atteinte d'un handicap mental selon les autorités, qui ont fait état de l'arrestation des agresseurs lundi.

Diffusées dimanche sur les réseaux sociaux, les images ont suscité une salve de réactions indignées sur les réseaux sociaux et dans les médias au Maroc. On y voit un groupe d'adolescents, torse nu, en train de bousculer violemment une jeune femme en pleurs dans un bus, la touchant dans des parties intimes de son corps, tout en s'esclaffant. La victime, à moitié dénudée, pousse des cris de détresse, alors que le bus continue de rouler, sans qu'aucun passager n'intervienne.

La scène a eu lieu à Casablanca, métropole économique du royaume, précise la presse locale. La société chargée du transport en commun M'dina Bus, a indiqué que "l'agression s'est déroulée ce vendredi 18 août" et que les agresseurs avaient été "appréhendés ce lundi 21 août."

La police a confirmé dans un communiqué l'arrestation des six auteurs, âgés entre 15 et 17 ans, qui ont été placés sous surveillance policière. La même source a également confirmé que la victime, 24 ans, était atteinte d'un handicap mental, et relevé qu'elle n'avait avant la diffusion de la vidéo reçu aucune plainte, ni de la part de la jeune femme agressée ni de la part du chauffeur.

"Horreur à Casablanca", "des monstres commettent un crime odieux", écrit la presse locale, qui tire la sonnette d'alarme sur le phénomène du harcèlement des femmes dans l'espace public. L'association Touche pas à mon enfant a lancé lundi un appel à témoins afin "de traduire en justice cette horde barbare qui s'est attaquée lâchement à une jeune fille". Des internautes ont, eux, appelé à un sit-in le 23 août à Casablanca pour exprimer leur indignation. D'autres, en revanche, s'en sont pris à la victime, prenant la défense des agresseurs.

Au Maroc, marcher seule dans la rue relève parfois du parcours du combattant. Ou plutôt de la combattante: elles y subissent fréquemment remarques désobligeantes et insultes. Selon les chiffres officiels, près de deux Marocaines sur trois sont victimes de violences. Et les lieux publics sont les endroits où la violence physique à leur égard est la plus manifeste.

Début août, une autre vidéo montrant une horde de jeunes hommes traquer une jeune femme marchant seule dans la rue à Tanger (nord) avait déjà suscité l'indignation dans le pays.

 

 

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Chammas frederico

Des sauvages!
D'où sortent ils?
Le école les a "formes"... Si jamais ils ont été à l'école...

Un une tâche sur la réputation du Royaume. Par ailleurs loue. Et. Félicité pour sa tolerance

Georges MELKI

"D'autres, en revanche, s'en sont pris à la victime, prenant la défense des agresseurs." Mais écoutez donc ça!Quel type de civilisation peut produire des gens aussi tarés que ces sauvages: ceux qui ont agressé la pauvre femme, et ceux qui les soutiennent? Il n'y en a qu'une, apparemment!

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