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Nos lecteurs ont la parole - Noura Métri

Femmes, osez entreprendre !

« Soyez le changement que vous voulez être », a dit Gandhi. À chacun de nous de changer intérieurement pour voir changer le monde et cela concerne bien tout le monde, homme et femme. Néanmoins, nous remarquons que dans la plupart des sociétés, et plus particulièrement notre société orientale, les femmes n'osent pas beaucoup faire entendre leur voix, alors je ne parle pas du fait d'entreprendre ou être à la tête d'une entreprise. Pourtant, il faut bien qu'elles prennent leur place auprès des hommes pour penser et construire ensemble. Pourquoi cette peur ou cette appréhension de franchir ce pas dans l'entrepreneuriat? Quels sont les obstacles qui les freinent plus que les hommes ? Ne serait-il pas temps de changer un peu plus les choses ?
Tout d'abord, les femmes doutent beaucoup, et a contrario des hommes qui voient dans l'entrepreneuriat un statut social, elles y voient une prise de risque. À force de douter, plus de la moitié d'entre elles vont passer à côté de leur vie. Alors il faut justement ne pas craindre et oser les choses quand même, au lieu de se morfondre après. Oui, en parler c'est banal, le vivre c'est très différent, et je n'ai jamais dit que c'est simple ou que ça allait l'être. Car si on regarde de près ces femmes qui ont déjà osé franchir le pas, on remarque des traits de caractère communs : un niveau d'exigence envers elles-mêmes extrêmement élevé ; un goût pour le défi ; de la persévérance et une force de caractère assez remarquable pour surmonter tous les obstacles. Elles y ont cru, ont enfin assumé leurs ambitions et franchi le pas malgré toutes les conséquences (mauvaises ou bonnes). Des femmes qui ont appris à aimer, à penser, à défier les remarques incessantes, à travailler et à réussir ou même échouer parfois, comme leur goût de la liberté les a incitées à le faire.
Actuellement, plusieurs concours aident les femmes entrepreneuses à franchir ce pas afin de mettre en lumière leur savoir-faire et leurs réalisations dans le monde du travail. Un réseau qui pourra les accompagner, les former et les guider dans leur démarche. Alors, il faut arrêter les anciens clichés du genre : « Tu ne seras jamais capable » ; « Pourrais-tu gérer ton travail et ta famille ? » ; « Oh, les humeurs de la femme sont assez changeantes, alors serait-elle à la hauteur ? » ; « Ce n'est absolument pas ta place » ; « Lachou kel hal labaké, baleha ahsan »... Il faut arrêter à un moment de se démoraliser et se dire que « oui, je peux, même si cela n'aboutit pas, mais au moins, j'aurais essayé alors, et comme disait Oscar Wilde : "Autant viser la lune, car au pire tu atterriras dans les étoiles" ».
À mon avis et à titre d'exemple, si la moitié du temps passé dans les fameuses sobhiyés est utilisé pour construire sa start-up ou même ouvrir son entreprise, la société libanaise se porterait mieux sur le plan économique, voire social aussi. Il s'agit donc de privilégier l'utilisation de son énergie et de ses capacités dans un travail bénéfique pour soi et la société. Cette mixité dans le monde du travail n'est-elle pas un facteur de progrès, une nécessité pour l'avenir ?

 

« Soyez le changement que vous voulez être », a dit Gandhi. À chacun de nous de changer intérieurement pour voir changer le monde et cela concerne bien tout le monde, homme et femme. Néanmoins, nous remarquons que dans la plupart des sociétés, et plus particulièrement notre société orientale, les femmes n'osent pas beaucoup faire entendre leur voix, alors je ne parle pas du fait d'entreprendre ou être à la tête d'une entreprise. Pourtant, il faut bien qu'elles prennent leur place auprès des hommes pour penser et construire ensemble. Pourquoi cette peur ou cette appréhension de franchir ce pas dans l'entrepreneuriat? Quels sont les obstacles qui les freinent plus que les hommes ? Ne serait-il pas temps de changer un peu plus les choses ?Tout d'abord, les femmes doutent beaucoup, et a contrario des hommes qui voient dans...
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