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Liban

Une application pour mettre en relation les Libanais du monde entier

Émigration

Saad Hariri a présidé hier une conférence au Grand Sérail pour le lancement de Diaspora ID.

11/08/2017

Le projet Diaspora ID, financé par USAid, a été lancé hier au cours d'une conférence qui s'est tenue au Grand Sérail. L'application doit permettre aux Libanais présents sur le territoire, et ceux à l'étranger, de communiquer entre eux.

La conférence s'est tenue en présence du chef du gouvernement, Saad Hariri, des ministres de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, de la Culture, Ghattas Khoury, de l'Information, Melhem Riachi, et de l'Économie, Raëd Khoury. L'ambassadrice des États-Unis, Elisabeth Richard, était aussi présente, ainsi que de nombreuses autres personnalités.

Roula Moussa, la fondatrice de Netways, la compagnie qui a créé Diaspora ID (www.diasporaid.com), est intervenue pour expliquer le rôle de la plate-forme. Celle-ci tend à mettre en place un « Liban virtuel. » « Toutes les localités du Liban sont aujourd'hui connectées à la plate-forme », précise-t-elle. Pour Mme Moussa, l'application a deux objectifs. Le premier est « sentimental ». On s'inscrit en donnant le nom de sa ville ou son village d'origine. « Après réalisation de l'analyse des besoins auprès des gens de la diaspora, il s'est avéré que la volonté de reconnecter avec leur localité d'origine est ce qui prime pour eux », confie-t-elle à L'OLJ. Le deuxième volet est économique. « En créant un profil, vous pouvez ajouter une entreprise et signaler des besoins. Vous pouvez donc être mis en relation avec ceux qui pourraient pourvoir à vos besoins, en financement ou en expertise par exemple », fait-elle remarquer.

 

(Lire aussi : Aoun incite les jeunes de la diaspora à agir pour récupérer la nationalité libanaise)

 

 

Saad Hariri place cette plate-forme dans le contexte de ce qu'elle représente pour le Liban. Il voit dans Diaspora ID « une vision qui se réalise : celle de l'expatrié libanais qui revient dans son pays ». « Si un Libanais à l'étranger se demande qui est son arrière-arrière-grand-père, il pourra interroger le mokhtar de son village d'origine », relève-t-il dans le discours qu'il a prononcé pour l'occasion. Ce retour est opéré via l'innovation technologique, un thème récurrent dans le discours de M. Hariri, puisqu'il veut « faire du Liban un centre d'innovation mondial » qui « agira comme catalyseur pour la création d'emplois ». Le Liban serait pour lui « un melting-pot d'idées, de créativité, d'esprit d'entreprise. » Et dans ce cas, l'innovation est poussée un degré plus loin encore puisque « la mise en relation se fera en appuyant sur un bouton », poursuit-il.

Elisabeth Richard a également prononcé un discours dans lequel elle a mis en avant le lien étroit entre les États-Unis et le Liban. Elle a évoqué « le rôle important que la diaspora peut jouer dans la prospérité économique du Liban » et souligné l'importance de la diaspora libanaise dans son pays, qu'elle a présentée comme étant parmi celles « qui auraient le mieux réussi ». Elle a rappelé de grands noms d'Américains d'origine libanaise, comme ceux d'Élias James Corey, Prix Nobel de chimie 1990. Mais qu'ils soient « médecins, écrivains, innovateurs », les Libanais expatriés « conservent une relation profonde avec le Liban », a-t-elle dit.

 

 

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MICHAEL KASSOUF

de l'energie perdue, qui a ete populaire dans les annees 50 et 60, sous une autre forme.
Creer des centres culturels , comme tous les autres pays, dans les grandes villes de la diaspora, au lieu de faire des aventures a Las Vegas,ou je doute fort qu'il y ait une presence libanaise importante.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

TRES BONNE INITIATIVE !

Le Faucon Pèlerin

Le Liban est en guerre contre DAECH, nos vaillants soldats s'exposent à la mort pour défendre notre frontière à l'est du territoire dans une zone que la Syrie refuse de définir... certains de nos ministres payés par l'argent public s'apprêtent à aller serrer la main de celui qui nie avoir dans ses geôles de Mazzé et ailleurs nos militaires capturés en 1990 tandis que l'on nous propose d'entrée en contact avec des descendants d'émigré qui ont abandonné depuis très longtemps leurs origines libanaises dans une lointaine Nouvelle-Zélande ou Sud-Africaine.

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