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Moyen Orient et Monde - Tensions

Les autorités israéliennes sous pression après les violences meurtrières à Jérusalem

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir aujourd'hui pour examiner la question des affrontements autour de l'esplanade des Mosquées.

Des ambulanciers paramédicaux palestiniens lors des affrontements hier entre les manifestants et les autorités israéliennes au checkpoint de Kalandia, situé entre Jérusalem et Ramallah. Abbas Momani/AFP

Les autorités israéliennes étaient sous pression hier après la mort de huit personnes dans une flambée de violence engendrée par les nouvelles mesures de sécurité sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, qui ont déclenché la colère des Palestiniens. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réuni dimanche soir son cabinet de sécurité pour examiner la situation.

La mise en place le 16 juillet de détecteurs de métaux aux entrées du troisième lieu saint de l'islam dans la vieille ville de Jérusalem a suscité la colère au-delà des territoires palestiniens. Israël a installé des détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées deux jours après une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet aux abords du site. Les Palestiniens craignent qu'Israël ne cherche à remettre en cause le statu quo en vigueur depuis plusieurs décennies sur ce site ultrasensible.

Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui l'appelle mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme. Les musulmans peuvent y accéder à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier. Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.

 

(Lire aussi : En Israël, la « relation tumultueuse » entre druzes et musulmans)

 

« Aventurisme »
Depuis l'installation des portiques de sécurité, les Palestiniens ont boycotté le site, priant en dehors, et les violences entre manifestants et forces israéliennes ont été quotidiennes. Elles ont culminé vendredi, après la grande prière hebdomadaire des musulmans, quand trois Palestiniens et trois Israéliens ont été tués. Deux autres Palestiniens sont morts samedi dans des heurts.

À la suite de ces tensions, le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé vendredi le gel des contacts avec Israël. Dans des déclarations hier à Ramallah (Cisjordanie), siège de l'Autorité palestinienne, il a évoqué la suspension de la coopération sécuritaire avec Israël. « Ils (les Israéliens) seront les grands perdants, car nous jouons un rôle important pour assurer notre sécurité et la leur. Si Israël souhaite la reprise de la coordination sécuritaire, il doit revenir sur ses décisions », a prévenu le président palestinien.

Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe a accusé Israël de « jouer avec le feu » et dénoncé « l'aventurisme » de son gouvernement qui veut provoquer une « grave crise avec le monde arabe et musulman ».
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé hier que « personne ne pouvait attendre du monde musulman qu'il ne réagisse pas face aux restrictions imposées au Noble Sanctuaire (l'esplanade des Mosquées), et aux offenses faites à l'honneur des musulmans ».
Le pape François est aussi intervenu à Rome. « Je suis avec une vive inquiétude les graves tensions », a-t-il affirmé en appelant à la « modération et au dialogue ».

 

(Pour mémoire : Israéliens et Palestiniens se préparent à une épreuve de force)

 

 

« Retenue maximale »
Le quartette pour le Moyen-Orient (UE, ONU, États-Unis, Russie) a appelé à « une retenue maximale » alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit examiner aujourd'hui la question des violences autour de Jérusalem.
Le service israélien de sécurité intérieure a annoncé hier avoir arrêté 25 membres du groupe islamiste palestinien Hamas à titre préventif, dans le cadre des « tensions autour du mont du Temple ». Selon l'armée, une roquette tirée de Gaza, territoire palestinien où le Hamas est au pouvoir, a touché une zone non habitée en Israël sans faire de blessé.

L'esplanade des Mosquées est au cœur du conflit israélo-palestinien depuis cinq décennies et le début de l'occupation israélienne de Jérusalem-Est. En septembre 2000, la visite du leader de l'opposition de l'époque, Ariel Sharon, avait été un facteur déclenchant de la seconde intifada, soulèvement palestinien contre l'occupation israélienne, qui avait duré plus de quatre ans et fait plus de 4 000 morts.
En septembre 2015, des affrontements avaient eu lieu pendant plusieurs jours autour du lieu saint. Une vague de violences, principalement des attaques au couteau contre des Israéliens menées par des Palestiniens isolés, avait débuté juste après.

 

 

Pour mémoire

À Jérusalem, les fidèles musulmans refusent les détecteurs de métaux israéliens


Les autorités israéliennes étaient sous pression hier après la mort de huit personnes dans une flambée de violence engendrée par les nouvelles mesures de sécurité sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, qui ont déclenché la colère des Palestiniens. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réuni dimanche soir son cabinet de sécurité pour examiner la situation.
La...

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Deux pilotes disparaissent dans le crash d’un hélicoptère militaire israélien sur al-Khalil en Cisjordanie. . Le crash a eu lieu plus précisément au-dessus de la cité Bani Na’im, à l’est d’al-Khalil. Les deux pilotes de l’appareil sont portés disparus et une vaste opération de recherche a été lancée pour les retrouver, ont annoncé les sources israéliennes. Des morceaux de l'épave de l'avion militaire israélien ont été retrouvés dans la région de Yatta au sud d’al-Khalil. Mais selon les informations véhiculées par les réseaux sociaux, il s’agit d’un drone dont le crash n’a pas fait de victime. Rien n’a filtré sur les détails de l’incident.

FRIK-A-FRAK

12 h 37, le 24 juillet 2017

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Commentaires (1)

  • Deux pilotes disparaissent dans le crash d’un hélicoptère militaire israélien sur al-Khalil en Cisjordanie. . Le crash a eu lieu plus précisément au-dessus de la cité Bani Na’im, à l’est d’al-Khalil. Les deux pilotes de l’appareil sont portés disparus et une vaste opération de recherche a été lancée pour les retrouver, ont annoncé les sources israéliennes. Des morceaux de l'épave de l'avion militaire israélien ont été retrouvés dans la région de Yatta au sud d’al-Khalil. Mais selon les informations véhiculées par les réseaux sociaux, il s’agit d’un drone dont le crash n’a pas fait de victime. Rien n’a filtré sur les détails de l’incident.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 37, le 24 juillet 2017

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