Liban

Et le gaspi, bordel !

Citoyen grognon
20/07/2017

« Mettez donc fin au gaspi ! » C'est ce que le citoyen répond au Parlement qui a adopté hier une série de nouvelles taxations supposées financer la grille des salaires. Car c'est bien sûr dans la poche du peuple que les autorités ont décidé de puiser, pour améliorer les conditions de vie du corps enseignant et des fonctionnaires.

Non moins de 19 nouvelles taxes, dont « une bonne quinzaine touchent directement les classes défavorisées », dénonce le collectif « Nous réclamons des comptes ».

Comme si le Libanais moyen n'avait pas assez à faire, avec ses doubles factures d'électricité et d'eau, ses dépenses faramineuses de santé, d'éducation, de transports privés, le secteur public ayant lamentablement échoué à assumer ses responsabilités.

Sans parler du coût de la vie, particulièrement élevé pour un pays qui n'offre pas grand-chose à ses citoyens. Ni espaces publics, ni environnement sain, ni justice équitable, ni perspectives d'avenir, ni respect des droits humains, ni réseau routier, ni sécurité, si aléatoire. Sans parler de l'absence criante de la moindre stratégie de développement, à tous les niveaux, dans tous les secteurs ...
Une véritable faillite !

 

(Lire aussi : Lorsque l’entente politique fait des miracles : le Parlement adopte le financement de la nouvelle échelle des salaires)

 

« Commencez par couper les coûts, ne serait-ce que pour donner l'exemple », rétorque le citoyen à une classe politique sourde et imbue de pouvoir, qui fait passer ses intérêts propres avant le bien-être du peuple.

Couper les coûts, ce serait par exemple trouver une solution définitive et viable au problème endémique d'Électricité du Liban, véritable gouffre financier. Ce serait aussi remédier au problème des surnuméraires de la fonction publique payés pour ne rien faire, une base électorale de choix pour tel ou tel autre chef politico-communautaire. Ce serait, de plus, mettre fin aux financements louches d'associations et d'affaires proches de personnalités politiques. Ce serait enfin rogner sur les frais de voyage et de représentation, les maints privilèges financiers accordés à une politicaille enrichie jusqu'à l'indécence, qui fait étalage sans modération de ce qu'elle a gagné... à la sueur du front des Libanais.

« Cessez de gaspiller les deniers publics ! » répète inlassablement le citoyen, exaspéré par le culot de ses dirigeants, dégoûté au point de baisser les bras et d'envisager pour la énième fois de s'en aller vers des horizons meilleurs. Mais y a-t-il quelqu'un pour écouter ses doléances, mis à part les quelques jeunes téméraires de la société civile, qui tentent désespérément d'initier le changement ?

 

 

Lire aussi

La société civile dénonce une « politique d’imposition chaotique »

Les juges s’emportent contre une atteinte à leur indépendance

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Jocelyne Hayeck

Vous avez écrit ce que tout libanais sincère et humain digne de ce nom pense. Merci!!!

Irene Said

Nous commençons à perdre tout espoir que notre Liban re-devienne une Nation respectable, tant que ces INCAPABLES-CORROMPUS inamovibles sont laissés au gouvernement.
Mais comment ont-ils encore l'incroyable indécence de se faire appeler:
président de...ministre de...député de...?

Rien, absolument rien de valable n'a été accompli par eux, et maintenant ils veulent prendre les quelques sous qui restent encore dans les poches du petit peuple pour payer leurs copains de corruption...?

Dans d'autres pays on les revoye chez eux pour moins que cela...quand ils ne démissionnent pas d'eux-mêmes pour avoir failli à leur mission et pour préserver leur honneur !
Irène Saïd



Le Faucon Pèlerin

Les dépenses inutiles : Près de la moitié des pseudo-députés libanais ont boycotté le Parlement durant deux ans et demi tout en continuant à toucher illégalement leurs salaires et ce, afin d'attendre le feu vert de Hassan Nasrallah dans le but de placer son vassal Michel Aoun à Baabda. Cela s'appelle réellement voler l'argent de l'Etat. Qui en parle ?

TYAN Georges

Il faut les dix mois qui viennent travailler sur les jeunes téméraires de la société civile, les encourager, les soutenir, les aider, peut être que si nous parvenons à remplacer le sang contaminé qui nous gouverne, par du sang neuf, nous sortirons de l'auberge.

En 24 mois le produit marketing a fait de M. Macron un président, le Liban est tout juste 10.452 Km2.Tentons l'expérience, nous n'avons rien à perdre.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE BORDEL PAR EXCELLENCE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

GASPILLER L,ARGENT DANS UN PAYS OU LA DETTE SOUVERAINE EST AUX NUES POUR PAYER LES RATES... AUX EMPLOIS PAR CARTE DE VISITE ET APPARTENANCE... C,EST ENGAGER INDUBITABLEMENT LE PAYS SUR LA VOIE AIGRE DE LA GRECE...

Le Herisson

eh oui! c'est tres "normal" de donner des augmentations a des fonctionnaires qui, pour la plupart, ne viennent meme pas a leur boulot et qui ont ete engages pour faire plaisir aux uns et aux autres.

des augmentations que payeront de leur poche, les gens qui travaillent vraiment! on est bien au Liban, non?

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

La réconciliation Frangié-Geagea : une dimension morale et une convergence d’intérêts

Citoyen grognon de Anne-Marie El-HAGE

N’oubliez pas les femmes

Commentaire de Anthony SAMRANI

Il y a le feu dans la maison Saoud

Un peu plus de Médéa AZOURI

Dans ma bulle

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué