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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Turquie : cinq membres présumés de l’EI abattus, 233 arrêtés

Turquie : cinq membres présumés de l'EI abattus, 233 arrêtés

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a décidé de maintenir l’état d’urgence imposé après le coup d’État manqué de juillet 2016 tant que la lutte contre l’extrémisme ne sera pas terminée. Adem Altan/AFP

La police turque a tué hier cinq membres présumés du groupe État islamique dans le centre de la Turquie et procédé à l'arrestation de plus de 230 suspects à travers le pays, ont annoncé les autorités. « Cinq terroristes ont été mis hors d'état de nuire dans la fusillade qui a éclaté après qu'ils eurent opposé une résistance armée » à Konya (centre), a indiqué la Direction générale de la Sûreté nationale dans un communiqué. Par ailleurs, « 233 personnes ont été interpellées au cours d'opérations menées simultanément dans 29 provinces différentes contre Daech (acronyme arabe de l'EI) », a ajouté la même source, précisant que 25 ressortissants étrangers avaient été arrêtés. Ce coup de filet d'envergure survient alors que la Turquie a été frappée depuis deux ans par plusieurs attentats attribués à l'EI ou revendiqués par cette organisation. Les jihadistes ont notamment affirmé avoir commis l'attaque contre une discothèque à Istanbul dans la nuit du Nouvel An, qui a fait 39 morts. Longtemps accusées de fermer les yeux sur les activités jihadistes à la frontière avec la Syrie, les autorités turques ont multiplié depuis deux ans les démantèlements de cellules de cette mouvance à travers la Turquie, et combattent l'EI en Syrie.

Putsch avorté
Parallèlement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré hier que l'état d'urgence imposé après le coup d'État manqué de juillet 2016 ne serait pas levé tant que la lutte contre l'extrémisme ne serait pas terminée. Les arrestations liées au putsch avorté se poursuivent un an après. Hier, 14 militaires ont été interpellés et des mandats d'amener ont été émis à l'encontre de 51 personnes dont 34 anciens employés de la chaîne de télévision publique TRT pour liens présumés avec cette affaire. Les autorités ont attribué le soulèvement de juillet 2016 au réseau du prédicateur Fethullah Gülen, qui fut un allié de Recep Tayyip Erdogan avant de s'exiler aux États-Unis en 1999. Celui-ci dément. « Il ne peut être question de lever l'état d'urgence avec tout ce qui se passe », a déclaré le président Erdogan lors d'un discours aux investisseurs à Ankara. « Nous lèverons l'état d'urgence seulement quand nous n'aurons plus besoin de combattre le terrorisme. Lever l'état d'urgence peut être possible dans un avenir pas trop lointain », a-t-il dit. Il n'en a pas dit plus sur la date entrevue.
Depuis la tentative de renversement du gouvernement turc par un groupe de militaires dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, plus de 150 000 personnes ont été limogées ou suspendues de leur fonction dans l'armée, l'administration et le secteur privé, et plus de 50 000 ont été arrêtées.
Le Premier ministre Binali Yildirim a déclaré hier que les purges dans l'armée approchaient vraisemblablement de leur fin.
Quelque 7 655 membres de l'armée, dont 150 généraux et amiraux et 4 287 officiers, ont été renvoyés depuis le coup d'État manqué.
Sources : agences

La police turque a tué hier cinq membres présumés du groupe État islamique dans le centre de la Turquie et procédé à l'arrestation de plus de 230 suspects à travers le pays, ont annoncé les autorités. « Cinq terroristes ont été mis hors d'état de nuire dans la fusillade qui a éclaté après qu'ils eurent opposé une résistance armée » à Konya (centre), a indiqué la Direction générale de la Sûreté nationale dans un communiqué. Par ailleurs, « 233 personnes ont été interpellées au cours d'opérations menées simultanément dans 29 provinces différentes contre Daech (acronyme arabe de l'EI) », a ajouté la même source, précisant que 25 ressortissants étrangers avaient été arrêtés. Ce coup de filet d'envergure survient alors que la Turquie a été frappée depuis deux ans par plusieurs attentats...
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