Un travailleur étranger dans un magasin de jouets à Riyad. Archives AFP
Le royaume saoudien a commencé à imposer aux expatriés une taxe mensuelle de 26,66 dollars pour chaque personne à leur charge, en application d'une réforme fiscale destinée à résorber son déficit budgétaire consécutif à la chute des recettes pétrolières.
En vertu de cette réforme, les étrangers travaillant dans le secteur privé sont tenus depuis le 1er juillet de payer pour chaque personne à charge une taxe de 100 rials (26,66 dollars) par mois, soit 1 200 rials (319,98 dollars) par an, a annoncé hier le département des passeports dans un communiqué. Le montant de cette taxe doublera au fil des ans pour atteindre 4 800 rials (1 279,9 dollars) en 2020, année au cours de laquelle le gouvernement saoudien entend parvenir à un budget à l'équilibre, selon le communiqué. Au total, le secteur privé emploie quelque 11 millions d'expatriés auxquels s'ajoutent 2,2 millions de personnes à charge, incluant les membres de famille et les employés de maison, selon l'Autorité publique des statistiques.
Réduire sa dépendance au pétrole
Le royaume, dont la population autochtone compte quelque 20 millions d'âmes, a engagé un ambitieux programme de réformes économiques et sociales, baptisé « Vision 2030 » et destiné à réduire sa dépendance au pétrole, dont les recettes ont chuté de moitié depuis le début de l'effondrement des cours du brut il y a trois ans. L'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole au monde, projetait un déficit de 53,2 milliards de dollars pour l'année 2017. En mai, son ministère des Finances a annoncé avoir réduit son déficit budgétaire de 71 % au premier trimestre, à 26 milliards de rials (7,27 milliards d'euros) grâce à sa politique d'austérité. Le royaume, dont les réserves pétrolières prouvées sont estimées à plus de 260 milliards de barils, produit environ 10 millions de barils par jour.
Source : AFP

