Les Warriors n’ont pas perdu de temps : quelques minutes seulement après l’ouverture officielle du draft, samedi à 00h01, heure de New York, Golden State a offert à Stephen Curry un contrat historique et mirobolant d’une valeur de 201 millions de dollars sur cinq ans. Kate Munsch/Reuters
Golden State a récompensé sa star Stephen Curry, qui lui a offert deux titres de champion NBA en trois ans, avec un contrat historique et mirobolant d'une valeur de 201 millions de dollars sur cinq ans. Les Warriors n'ont pas perdu de temps : quelques minutes seulement après l'ouverture officielle de la période de négociations des nouveaux contrats en NBA (draft), samedi à 00h01, heure de New York, ils se sont mis d'accord avec l'agent de Curry.
L'information, révélée par la chaîne télévisée d'information sportive ESPN, n'est pas une surprise, car Curry n'a jamais caché qu'il souhaitait rester à Golden State, mais elle n'en est pas moins historique. Ce contrat, qui ne peut être officialisé avant jeudi, fait de Curry le joueur le mieux payé de l'histoire de la NBA et le premier à dépasser le chiffre des 200 millions de dollars. Curry n'est toutefois pas le sportif le mieux payé de la planète, privilège qui revient aux stars du football Cristiano Ronaldo (58 millions de dollars annuels) et Lionel Messi (53 millions de dollars annuels).
À 29 ans, le meneur des Warriors va recevoir sur les cinq années à venir un salaire annuel moyen de 40 millions de dollars. Il va déloger de la première place du classement des joueurs les mieux payés de NBA la superstar de Cleveland LeBron James, qui émargeait cette saison à 30,9 millions de dollars et qui sera payé la saison prochaine 33,3 millions de dollars. Ce dernier a d'ailleurs estimé que Curry – pourtant son rival – aurait mérité, à ses yeux, un salaire de 400 millions de dollars. « Rappelez-moi déjà pourquoi il y a un plafond sur ce qu'un joueur peut recevoir ? Pas la peine de me répondre », a poursuivi King James, critiquant ainsi un système qui, selon lui, profite plus aux propriétaires d'équipe qu'aux joueurs eux-mêmes.
Chevilles fragiles
Pour Curry, c'est un juste retour des choses : son salaire s'élevait jusque-là à 11 millions de dollars par an, mais il avait signé son précédent contrat en 2013, alors que ses dirigeants s'inquiétaient encore de la fragilité de ses chevilles. Depuis, sous l'impulsion de Curry, redoutable tireur à 3 points, Golden State est devenu la référence de la NBA. La franchise d'Oakland collectionne les records, comme celui de la meilleure saison régulière de l'histoire en 2015-2016 avec 73 victoires et seulement 9 défaites. Les Warriors, renforcés par Kevin Durant, ont décroché à la mi-juin le titre 2017 en écrasant Cleveland (4 à 1) en finale et en concédant une seule défaite en play-offs.
Toutefois, Curry ne va pas rester longtemps le seul avec un contrat dépassant les 200 millions de dollars : Russell Westbrook, la star d'Oklahoma City, élu la semaine dernière meilleur joueur de la saison 2016-2017, devrait rapidement l'imiter.
Comme il y a un an déjà, l'intersaison s'annonce mouvementée et riche en mégacontrats. La NBA traverse en effet une période de prospérité sans précédent. L'explosion des salaires est alimentée par l'entrée en vigueur d'un nouveau contrat TV mirifique : la NBA reçoit désormais 2,7 milliards de dollars par saison, contre 930 millions aux termes du précédent accord. Mais les salaires sont plafonnés et régis par une convention collective négociée entre les propriétaires et les joueurs, afin d'éviter les surenchères et les déséquilibres.
Les 30 franchises NBA profitent donc de la manne financière. Les Los Angeles Clippers ont ainsi réussi à convaincre Blake Griffin de rester, en lui offrant un contrat de cinq ans d'une valeur de 173 millions de dollars. L'équipe, rachetée en 2014 pour deux milliards de dollars par le milliardaire Steve Ballmer, ne pouvait pas se permettre de perdre une autre star, après le départ de Chris Paul à Houston. Oklahoma City a de son côté réussi un coup retentissant : le Thunder a recruté, samedi également, le joueur le plus convoité de l'intersaison, Paul George, trop à l'étroit à Indiana. George avait mis cartes sur table en annonçant à ses dirigeants qu'il quitterait les Pacers en juin 2018, à l'expiration de son contrat. Plutôt que de le voir partir dans un an, sans aucune contrepartie, les Pacers l'ont échangé contre deux autres joueurs, Victor Oladipo et Domantas Sabonis.
Aux côtés de Russell Westbrook, George, qui perçoit une salaire annuel de 19,5 millions de dollars, peut jouer les trouble-fêtes du championnat 2017-2018, en attendant de signer à son tour un contrat XXL avec Oklahoma City, ou plus sûrement avec les Los Angeles Lakers, qui en ont déjà fait leur priorité pour 2018 avec un certain... LeBron James.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine