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Économie - Japon

Un Takata déchu face à des actionnaires désemparés

Shigehisa Takada, le PDG de Takata, a promis de démissionné lors d’une conférence de presse, hier. Kazuhiro Nogi/AFP.

L'équipementier automobile japonais Takata, qui vient de déposer le bilan, laminé par un retentissant scandale d'airbags défectueux, a dû affronter hier des actionnaires éprouvés par la longue débâcle financière et boursière du groupe.
Objet du courroux, le PDG Shigehisa Takada, héritier de la famille fondatrice, qui détient avec sa famille environ 60 % des parts, et a été reconduit hier dans ses fonctions aux côtés de cinq autres responsables. « Nous étions tous sidérés, même si la résolution a été approuvée sous les applaudissements, a témoigné Hiroshige Kono, 75 ans. Aujourd'hui, nous avons assisté à la veillée, et le 27 juillet, jour de radiation de l'action, ce seront les obsèques. J'ai versé beaucoup de sous de condoléances... »
En attendant, les détenteurs de titres essayaient de s'en débarrasser. À la Bourse de Tokyo, où les échanges ont repris hier au lendemain d'une suspension liée à l'annonce de la faillite, l'action est tombée à 110 yens (0,97 dollar), soit un nouveau plongeon de 31 %, le repli maximum autorisé pour ce jour. Elle valait 3 000 yens début 2014, avant que n'éclate l'affaire.

Faillite historique
Takata a enclenché lundi une procédure de redressement judiciaire, ployant sous plus de 1 000 milliards de yens (8,9 milliards de dollars) de dette, ce qui marque la plus retentissante faillite industrielle du Japon d'après-guerre. Ses principales activités vont être transférées à l'équipementier américain KSS pour 175 milliards de yens (1,55 milliard de dollars).
Shigehisa Takada a promis de démissionner ensuite. Takata, lui, ne survivra que le temps de continuer de fournir les airbags de remplacement, honorer les dernières commandes, payer une amende aux États-Unis, essuyer les plaintes...
Fondé en 1933, le numéro deux mondial des airbags a succombé à une crise qui a conduit les constructeurs à rappeler 100 millions de véhicules dans le monde. Il est accusé d'avoir dissimulé pendant des années l'existence d'un défaut majeur dans ses coussins de sécurité, notamment responsables d'au moins 16 décès.
Source : AFP

L'équipementier automobile japonais Takata, qui vient de déposer le bilan, laminé par un retentissant scandale d'airbags défectueux, a dû affronter hier des actionnaires éprouvés par la longue débâcle financière et boursière du groupe.Objet du courroux, le PDG Shigehisa Takada, héritier de la famille fondatrice, qui détient avec sa famille environ 60 % des parts, et a été reconduit hier dans ses fonctions aux côtés de cinq autres responsables. « Nous étions tous sidérés, même si la résolution a été approuvée sous les applaudissements, a témoigné Hiroshige Kono, 75 ans. Aujourd'hui, nous avons assisté à la veillée, et le 27 juillet, jour de radiation de l'action, ce seront les obsèques. J'ai versé beaucoup de sous de condoléances... »En attendant, les détenteurs de titres essayaient de s'en...
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