Pris de court par la décision de Volkswagen de se retirer du WRC, fin 2016, le pilote norvégien Andreas Mikkelsen a dû se contenter jusque-là de trois manches dans la catégorie inférieure, le WRC2, au volant d’une Skoda Fabia R5. Aujourd’hui, il fait son retour, en Sardaigne, en pilotant une Citroën C3 WRC. Photo DR
Grand perdant du retrait de Volkswagen du championnat du monde des rallyes (WRC) fin 2016, le pilote norvégien Andreas Mikkelsen se rappelle au bon souvenir du paddock au volant d'une des C3 WRC de Citroën lors du rallye de Sardaigne, qui débute aujourd'hui et se terminera dimanche. Sur l'île italienne, les pilotes français Sébastien Ogier (M-Sport/Ford) et belge Thierry Neuville (Hyundai) joueront une fois de plus les têtes d'affiche, lors de cette 7e des 13 épreuves de 2017, dans un mano a mano pour le titre de champion du monde des rallyes, alors que le cap de la mi-saison sera franchi.
Le constructeur Volkswagen avait surpris tout le monde, à commencer par les premiers intéressés, les pilotes, en annonçant son retrait du WRC début novembre 2016, en raison du scandale des moteurs diesel truqués. Sur les trois pilotes que comptait l'écurie allemande, Ogier avait réussi à trouver un volant chez M-Sport et le pilote finlandais Jari-Matti Latvala chez Toyota. Mais Mikkelsen, pourtant 3e du championnat 2016 derrière Ogier et Neuville, n'a pas eu cette chance : pris de court par la décision, il a dû se contenter jusque-là de trois manches dans la catégorie inférieure, le WRC2, au volant d'une Skoda Fabia R5 (7e au rallye de Monte-Carlo et 1er en Corse, abandon au Portugal).
Avec son copilote et compatriote Anders Jaeger, Mikkelsen remplace Stéphane Lefebvre et Gabin Moreau – tous deux français – dans l'écurie aux chevrons pour ce week-end italien, et a découvert sa C3 au cours des dernières semaines, avec des tests dans le sud de la France. « La base d'essais était très différente de ce que nous verrons en Sardaigne, mais cela m'a donné de bonnes indications sur le potentiel de la Citroën C3 WRC. Avec l'appui aérodynamique et la puissance du moteur, les sensations au volant sont impressionnantes, s'est réjoui le pilote scandinave. Je n'ai aucune idée du niveau auquel nous nous situerons. Nous aurons un bon ordre de départ le premier jour, mais le niveau actuel du WRC est si élevé que nous devons rester humbles. Nous ferons de notre mieux sur ce terrain difficile. »
Ogier chasse Loeb
Les parcours accidentés de Sardaigne, parmi les plus exigeants de la saison pour les pilotes, les écuries et les mécaniques, Ogier, vainqueur à trois reprises (2013, 2014 et 2015), les connaît par cœur. En cas de succès dimanche, il égalerait le record de Sébastien Loeb, lauréat au rallye de Sardaigne en 2005, 2006, 2008 et 2011.
« Les températures que l'on va connaître sont probablement les plus élevées de l'année et nous devons être préparés pour cela », a estimé le Gapençais, qui reste sur une victoire au Portugal à la mi-mai, qui lui a permis de porter à 22 points son avance en tête du classement général sur Neuville. « J'ai appris à apprécier ces spéciales exigeantes. On doit conserver une marge et rester concentré du début à la fin. La préservation des pneumatiques peut également se révéler importante », a ajouté Ogier, mentionnant notamment les deux boucles – de trois spéciales chacune – de 70 km au programme samedi.
L'an dernier, sur les routes sardes, Ogier avait cédé face à Neuville. Le Belge, vainqueur en Corse et en Argentine cette saison, se place comme le principal rival du Français, qui vise un 5e titre mondial consécutif. « Il ne faut pas croire que quoi que ce soit est garanti sur une course aussi technique. Les routes sont cassantes et sèches », se méfie Neuville, double vice-champion du monde. « Globalement, nous sommes heureux, en confiance et nous espérons signer un bon résultat », a-t-il précisé.
Source : AFP


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