X

À La Une

Le Conseil des pays du Golfe, une fragile unité à l'épreuve

repère

Trois États du Golfe, dont l'Arabie saoudite, et l’Égypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils ont décider d'isoler totalement.

 

OLJ/AFP
05/06/2017

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont l'unité a volé en éclats lundi après une crise sans précédent avec le Qatar, regroupe des monarchies pétrolières sunnites qui contrôlent le tiers des réserves mondiales de brut.

Trois Etats du Golfe, dont l'Arabie saoudite, ainsi que l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils ont décider d'isoler totalement en lui fermant leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes.

 

 

 

Ce qu'il faut savoir du CCG
Le CCG, qui comprend aussi le Koweït et le sultanat d'Oman, a vu le jour en mai 1981 en pleine guerre entre l'Irak et l'Iran et deux ans après le triomphe de la révolution islamique à Téhéran qui menaçait de s'exporter dans les monarchies sunnites du Golfe. Les pays du CCG comptent quelque 50 millions d'habitants, dont la moitié sont des étrangers, selon des statistiques du secrétariat général de ce groupement régional.

Sur le plan politique, seuls deux pays disposent de Parlements élus: le Koweït et Bahreïn. Les autres ont des conseils en partie élus, sauf en Arabie saoudite et au Qatar, mais qui n'ont qu'un rôle consultatif.
Les partis politiques sont bannis dans les six monarchies.

 

(Lire aussi : Crise autour du Qatar : enjeux, contexte et conséquences)

 

Le CCG dispose d'une force militaire commune, le "Bouclier de la péninsule", qui avait toutefois été incapable de prévenir l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990.

Après la libération du Koweït en 1991 par une coalition conduite par Washington, les Etats du CCG ont signé individuellement des accords de défense notamment avec les États-Unis qui, selon le Pentagone, comptent 35.000 militaires dans la région du Golfe.

Des troupes du "Bouclier de la Péninsule" se sont déployées en mars 2011 à Bahreïn pour protéger les installations vitales de ce pays en proie à un mouvement de contestation dirigé par des chiites.

 

(Repère : Crise dans le Golfe : les mesures prises contre le Qatar)

 

En dépit d'efforts d'intégration économique, le CCG n'a pas réussi à instaurer une union monétaire et un marché commun alors que l'union douanière progresse à petits pas. Il a instauré la liberté de circulation des citoyens et des capitaux mais des restrictions demeurent sur des centaines d'activités économiques. Les économies des pays membres sont lourdement dépendantes du pétrole, dont les États tirent environ 90% de leurs revenus.

Les six pays, dont quatre sont membres de l'Opep, pompent actuellement 17 millions de barils par jour, soit environ 18% de la production mondiale et 55% de celle du cartel pétrolier. Pour pallier la baisse de leurs recettes pétrolières consécutive à l'effondrement des cours du brut, réduits de moitié depuis la mi-2014, les Etats du CCG ont prévu d'appliquer à partir de 2018 une TVA de 5%.

Le PIB combiné de ces pays, qui avait atteint 1.600 milliards de dollars en 2012, a baissé fin 2016 à 1.370 milliards, selon le Fonds monétaire international. Le revenu moyen par tête d'habitant dans les six membres du CCG est d'environ 27.400 dollars. Les avoirs placés à l'étranger par ces pays sont estimés actuellement à 2.400 milliards de dollars.

 

Lire aussi 

A Bahreïn, sévérité accrue contre les opposants depuis le voyage de Trump

Trump peut-il couper les tentacules de la « pieuvre iranienne » ?

L’Iran dénonce le « show » de Riyad et rejette les accusations de Trump

À Riyad, Trump et Salmane attaquent violemment l’Iran

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Élie FAYAD

La soixante-treizième heure

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le gouvernement se réunit aujourd’hui, mais la crise de confiance est trop profonde

Commentaire de Anthony SAMRANI

Le réveil d’une nation

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants