Liban

Satisfaction occidentale après l’accord sur un nouveau code électoral

Dans les coulisses de la diplomatie
05/06/2017

Les ambassadeurs des pays membres du groupe international de soutien au Liban se félicitent de la nouvelle impulsion positive donnée par la dernière réunion entre le ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Les deux hommes ont en effet examiné ensemble et en profondeur le texte de la loi électorale en gestation, et leur rencontre de la semaine dernière a été qualifiée de « très bonne » dans leur entourage. Dans le même temps, ces diplomates estiment que la collaboration étroite entre le vice-président du parti des Forces libanaises Georges Adwan et le chef du CPL Gebran Bassil a permis d'éviter aux deux formations alliées de souffrir des turbulences provoquées par les négociations sur la loi électorale. Une impulsion couronnée jeudi dernier par la réunion à Baabda, juste avant le traditionnel iftar du ramadan donné par la présidence, du président de la République Michel Aoun, du Premier ministre Saad Hariri et du président de la Chambre Nabih Berry. Celle-ci a en effet permis, selon les observateurs, de donner naissance au projet de loi électorale en bonne et due forme et de sortir de la phase des simples concertations. Ce vent d'optimisme a d'ailleurs permis à Saad Hariri d'envisager que les détails qui restent à régler le soient au plus vite, c'est-à-dire « dans les prochaines 48 heures », en prévision de son examen, mercredi en Conseil des ministres. Nabih Berry a prévu de son côté de faire plancher le Parlement sur ce texte le 12 juin. Il espère ainsi que ce dossier puisse être bouclé avant le 19 juin et pense « que cela est réalisable », car les principales forces politiques du pays ne souhaitent pas s'attarder sur chaque détail de la loi afin de ne pas en retarder l'adoption, de peur de voir le pays basculer encore une fois dans une nouvelle phase de pessimisme aigu.
Parmi les détails techniques qui restent donc à régler figurent, comme on le sait, la mise en application de la proportionnelle et du seuil d'éligibilité qui semble pour l'heure être fixé à 10 %, un chiffre commun à toutes les circonscriptions. Mais il y a également les problématiques de dépouillemen et la balance pencherait pour le moment pour le dépouillement dit « horizontal ». En d'autres termes, le candidat gagnant sera choisi en fonction du nombre de votes préférentiels qu'il aura récoltés.
Le vote préférentiel est une modalité du scrutin proportionnel plurinominal dans lequel les électeurs peuvent voter pour un ou plusieurs candidats sur une ou plusieurs listes. Le nombre de sièges est réparti proportionnellement entre les listes, puis les sièges obtenus par chaque liste sont distribués entre les candidats en fonction de leur score personnel. Or ce débat n'a pas encore été véritablement tranché. Quant à la question de savoir si le vote préférentiel sera adopté sur la base du caza ou de la circonscription, celle-ci ne se pose plus vraiment, car toutes les circonscriptions ont été adoptées en fonction des cazas, sauf pour le cas de Saïda-Jezzine.

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