« Le gouvernement estime qu’un déboursement sans clarté sur la dette n’est pas suffisant pour relancer l’économie grecque », a déclaré hier le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos. Alkis Konstantinidis/Reuters
Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos a démenti hier une information du journal allemand Bild selon laquelle la Grèce pourrait décider de refuser l'octroi d'une nouvelle tranche d'aide si cela ne s'accompagnait pas d'un allègement de sa dette.
« Le Bild a déformé ce que j'ai dit hier (lundi). Je n'ai jamais dit que la Grèce ne rembourserait pas sa dette en juillet. La question ne se pose pas, a-t-il déclaré à Reuters. Ce que j'ai dit, c'est que la question de ce déboursement (d'une tranche d'aide) ne se posait pas parce que toutes les parties conviennent que nous avons tenu nos engagements. Mais le gouvernement grec estime qu'un déboursement sans clarté sur la dette n'est pas suffisant pour relancer l'économie grecque. »
La Grèce a besoin de nouveaux crédits pour rembourser 7,3 milliards d'euros (8,2 milliards de dollars) qui arrivent à échéance en juillet. Lors de la dernière réunion de l'Eurogroupe le 22 mai, les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus à un accord permettant le déblocage d'une nouvelle enveloppe d'aide, en partie en raison d'un différend sur le rôle du Fonds monétaire international (FMI) dans ce programme d'assistance. Une nouvelle réunion est prévue le 15 juin, et Euclide Tsakalotos a dit lundi attendre à cette occasion un accord sur des mesures d'allègement de la dette.
Le Premier ministre grec a dit lundi, lors d'entretiens téléphoniques séparés avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, que son pays avait besoin « d'une solution claire sur la dette », a rapporté un représentant du gouvernement grec. Ce dernier a ajouté qu'Alexis Tsipras avait évoqué la question avec le président du Conseil européen Donald Tusk, hier.
Afin de convaincre le FMI de s'impliquer dans le programme d'assistance, comme le souhaite Berlin, le Parlement grec a adopté le 18 mai de nouvelles réformes, une baisse des pensions de retraite et des hausses d'impôts.
Source : Reuters

