La Dernière

De la Biennale de Venise à Paris, nos peintres sous les spots

Quelqu’un m’a dit
16/05/2017

À nous la Sérénissime !

Une rumeur a circulé qu'il remportera le premier prix. Ce ne fut pas le cas. Mais il n'y a pas à se lamenter, car face à l'œuvre de Zad Moultaka, mandaté par le ministère de la Culture pour représenter le Liban à la 57e Biennale d'art de Venise, on a envie de crier Viva Arte Viva, et bravo Zad.

Le pavillon libanais est installé à l'Arsenale Nuovissimo, ancien chantier naval civil et militaire de la flotte vénitienne construit au XVIe siècle, réputé aujourd'hui pour accueillir les installations monumentales des Biennales d'art et d'architecture. Là dans un immense hangar, le compositeur et plasticien libanais affronte la barbarie qui sévit au Moyen-Orient, en offrant un véritable spectacle, sonore et lumineux, sous la forme d'une installation intitulée ŠamaŠ, qui trouve son origine dans le code d'Hammourabi, considéré comme la première table de loi, gravée sur une haute stèle près de 2 000 ans avant notre ère. Mais le code d'Hammourabi et le Moyen-Orient, berceau des civilisations, sont aujourd'hui les reliques d'un monde qui s'effondre et se perd dans de terribles violences. Aussi la haute stèle fait place à un monumental moteur de bombardier Rolle Royce des années cinquante, et un mur gigantesque étincelant de 150 000 pièces de monnaie (d'une piastre et 250 piastres fournies par la Banque du Liban), qui symbolise une région se noyant sur les rives du matérialisme. Dirigés par père Toufik Maatouk, trente-deux choristes de l'Université antonine psalmodient dans un lexique akkadien des mots mutilés, amputés comme après une déflagration d'un missile tombé en plein milieu de la langue.

À l'inauguration jeudi dernier, des visiteurs de tous horizons : la ministre française de la Culture Audrey Azoulay ; Boltanski, un des principaux artistes contemporains français, a bavardé longtemps avec Zad et lui a insinué qu'il allait lui piquer quelques idées ! Nora Joumblatt et ses enfants Bachir et Nagib avec Ola, l'ambassadeur du Liban à Rome, représentant le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, Ghassan et Maya Geagea, Nayla Kettaneh Kunigk, Sarah Trad, Reem Hraoui, Nada Andraos, Joumana Hobeika, Cyril Karaoglan, Amira Solh, Wafa Saab, Maria Khazoun, Saleh Barakat, Ayman Baalbaki, Marie et Adriano Berengo de la fondation et studio Berengo qui a relancé l'industrie du verre Murano en collaborant avec des artistes contemporains ; Emmanuel Perrotin (galerie à Le Marais), Dalia Baassiri, l'architecte Lina Gothmé, Bouchra et Mazen Salha, le designer Hisham Ghandour qui a annoncé pour le 18 mai sa prochaine exposition à la villa Audi, le collectionneur Abraham Karabajakian, Carole Prat, ancienne chargée des affaires culturelles à l'ambassade de France à Beyrouth, Pascale Sakr et Alia Attieh ainsi que des mécènes et des sponsors comme Philippe Jabre, Paul Raphaël (Life), Karim Fadel et Antoine Maamari accompagné de sa petite-fille, la délicieuse Rawan ( Janine s'étant cassée la rotule n'a pas pu faire le déplacement). Sans oublier Nagib et Nadine Begdache qui s'est engagée à fond pour cet évènement.
Présent également Ghassan Zard qui, à l'initiative de la galerie Tanit, présente ses sculptures, hors les murs de la Biennale, au sein du jardin della Marinaressa.

Dans l'assistance aussi, Pierre et Brigitte Caland, dont les œuvres de leur maman la grande Huguette Caland sont exposées au pavillon central de l'Arsenal. La commissaire de l'expo n'est autre que la conservatrice au centre Pompidou et la patronne de cette 57e foire internationale, Christine Macel !

D'autre part, le président de la Fondation Boghossian mais néanmoins artiste peintre, Jean Boghossian, a représenté l'Arménie à la Biennale de Venise, occupant ainsi le spectaculaire Palazzo Zenobio, propriété du gouvernement arménien. Il n'a pas non plus lésiné sur les moyens d'accueillir ses invités : l'inauguration a été suivie d'un dîner préparé et servi par l'hôtel Cipriani dans une des salles du palais !

Le trophée de Nabil

On se garderait bien de changer une formule qui marche. Mais rien n'empêche de la perfectionner au fil des ans ! Tel est le credo de Ricardo Karam, décidé à porter haut Takreem, son bébé qui a grandi si vite.
Après avoir sélectionné le cru 2017 des lauréats dont les résultats seront annoncés en novembre prochain lors de la cérémonie de remise des prix, les membres du jury de Takreem se sont joints à une centaine de happy few à l'hotel Shangri-La, à Paris, pour dîner. Et comme en 2016, lors de cette même occasion, la poétesse et peintre Ethel Adnan avait été honorée, cette année encore, Takreem n'a pas dérogé à la tradition : c'est le grand Nabil Nahas qui a reçu un prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Le documentaire qui a plongé les invités dans le monde et l'atelier de Nabil Nahas a été fort apprécié et c'est sous une salve d'applaudissements que l'artiste, tout ému, a reçu son trophée. Étaient présents : la princesse Alia al-Tabbaa, cheikha Hala al-Khalifa, Ahmad et May Heikal, l'ambassadeur d'Arabie saoudite Khalid al-Ankary, Wafic Said, Nagi Nahas, Frida Nahas, Samir et Gigi Chammah, le maharachi Tony Nader, le neurologue et chef de l'organisation mondiale de méditation transcendantale, et son épouse Velia. Il y avait aussi Jawad Boulos, Nabil et Hana Akkari, Youmna Kamel, Maha Debs, Maya Choueiri, Makram Azar (chairman MENA de Barclays), le magnat qatari.

Les mélomanes aiment Adèle

Saïda. Au premier étage du Musée du savon, là ou Georges, Jean et Raymond Audi sont nés et ont passé leur enfance, l'Association des amis de l'orchestre philharmonique libanais a organisé un concert quatuor à cordes, pour remercier les amis et mécènes qui cotisent pour financer les projets complémentaires de l'Orchestre national. Enchanté, le public s'est laissé emporter par les airs classiques de Borodine, Fauré, Mozart, Beethoven, Dvorak.... Et un morceau contemporain d'Adèle. La soirée a été suivie d'un cocktail et d'une razzia à la boutique du Musée.

Parmi les présents, Walid Moussallem, les membres fondateurs du comité de l'association, son président l'architecte Alexis Moukarzel, Michele Helou Nahas, Leila Bissat, Arda Ekmekji, Hoda Abou-Saab, Marie-Claude Najm, Nayla de Freige (accompagnée de sa petite-fille de 6 ans), la présidente de la Fondation Audi, Christiane Audi, qui mène avec dynamisme plusieurs nouveaux projets, ainsi que de nombreux mécènes et journalistes dont May Menassa. Avant le concert, une bonne partie des invités a visité la ville de Saïda, accompagnés d'un guide et d'Alexis Moukarzel, qui a ajouté de nombreuses informations sur les détails architecturaux des anciens bâtiments.

Le tableau de chasse de Léna

Beyrouth est toujours une des capitales internationales de la beauté et de la mode. La première édition de JamaloukiCon organisée par Lena Choueiri Nahas a attiré plus de 50 exposants et 10 000 visiteurs en trois jours. Forte de son succès, Lena a décidé de transposer le concept (bien élaboré) de JamaloukiCon dans les pays arabes ! En attendant, c'est au restaurant Liza avec les personnalités qui se sont associées au projet qu'elle a célébré l'heureux résultat. Il y avait Élie Saab, Hussein Bazaza, Rami Kadi, Élissa, le supermodel et premier ange portugais de la marque de lingerie américaine Victoria's Secret, Sara Sampaio; le mannequin brésilien Ana Beatriz Barros qui fait la couverture de nombreux magazines comme Vogue, Marie Claire, Elle et Glamour. Étaient présents également les ex Miss Liban Valérie Abou Chacra et Rina Chibani ainsi qu'un bataillon de blogueuses, dont Kristina Bazan, Karen Wazen, Lana el-Sahely, Rita Lamah et Ivy Says.

ditavonbliss@hotmail.com

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