Liban

Joumblatt dénonce un « vol de sable » à Kfarmatta

Environnement
S.B. | OLJ
19/04/2017

Un vol excessif de sable à Kfarmatta (région du Chahhar, caza de Aley) a fait l'objet hier d'un tweet cinglant du leader druze Walid Joumblatt : « Pourquoi les terrains de Kfarmatta sont-ils spoliés ? Où est donc ce qu'on appelle le conseil municipal et pourquoi le ministère de l'Intérieur est-il complice ? Il semblerait que le sable soit plus important que le citoyen. » Dans le tweet suivant, M. Joumblatt a ajouté : « Ce serait un scandale si certaines personnes affiliées au Parti socialiste progressiste participent au vol de sable avec la complicité de l'Intérieur. »
Interrogé par L'OLJ sur cette affaire, Akram Chehayeb, député PSP de la région et président de la commission parlementaire de l'Environnement, explique que « les permis accordés sont anciens et concernent surtout des transports de matières premières, mais ils sont utilisés par des habitants de la région pour exploiter des carrières à outrance ». Il affirme que « ce n'est pas la première fois que ce problème est soulevé et il ne concerne pas que Kfarmatta, toute la région est affectée par les carrières sauvages », estimant que « l'intervention de Walid Joumblatt a fait son effet, il est impensable que ces carrières continuent leur activité, qui devrait s'interrompre incessamment ». En écho au communiqué de presse du conseil municipal de Kfarmatta qui a été publié hier, M. Chehayeb assure que les ministères de l'Intérieur et de l'Environnement ont été alertés, ainsi que le caïmacamat de Aley, mais « sans résultat tangible jusqu'à l'intervention de Walid Joumblatt ».
L'Orient-Le Jour a tenté sans succès, hier, de joindre le ministre de l'Environnement, Tarek el-Khatib.
Quant aux « personnes affiliées au PSP » auquel Walid Joumblatt a fait allusion, M. Chehayeb a souligné qu'il s'agit simplement d'habitants de la région où ce parti est très influent.
Le conseil municipal a, pour sa part, déclaré dans son communiqué de presse vouloir « clarifier les choses ». Selon le texte, « le ministère de l'Intérieur a adressé aux personnes intéressées des directives morales qui ne se fondent sur aucun document officiel, qui leur permet d'extraire du sable les lundis et jeudis dans des terrains de notre village ». « Or les choses ont échappé à tout contrôle, le mimétisme l'a emporté et l'extraction de sable s'est poursuivie sans aucun contrôle », poursuit le texte.
Le conseil municipal dit s'être adressé à toutes les autorités, notamment la gendarmerie et le caïmacamat, sans compter des lettres officielles aux ministères de l'Environnement et de l'Intérieur, auxquels il demande de « trancher cette question ». Le texte évoque « des affrontements avec les exploitants de carrière lorsque le conseil municipal a voulu délimiter les frontières des sites nouvellement ouverts ».

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