L’assurance, un secteur très porteur - Antoine AJOURY

LES CARRIÈRES NON TRADITIONNELLES

L’assurance, un secteur très porteur

13/04/2017

Dans la vie quotidienne, nous faisons face à de nombreux risques. Des risques de maladies ou d'accidents, des risques de perdre quelque chose, des risques d'incendie, etc. L'assurance essaye de faire en sorte que notre vie continue à être normale, de maintenir une certaine stabilité et sécurité, moyennant une prime, une somme d'argent. « D'où l'intérêt de l'assurance en tant que service dans la société. L'assurance a ainsi un rôle économique de plus en plus important », explique Irma Majdalani, directrice de l'Institut supérieur des sciences de l'assurance (ISSA), à l'Université Saint-Joseph.

Concrètement, l'assureur intervient dans le cadre de la prévoyance du risque, au niveau des entreprises ou des particuliers. Il doit conseiller ses clients et trouver le produit adapté à leur besoin.

L'ISSA à l'USJ

L'Institut supérieur des sciences de l'assurance va fêter ses 40 ans cette année. En effet, le domaine de l'assurance occupe depuis longtemps une place de choix au sein de l'Université Saint-Joseph. Dès 1977, l'USJ a établi, en partenariat avec l'Association des compagnies d'assurances au Liban (ACAL), un Centre d'études d'assurances (CEA) installé sur le campus de la rue Huvelin.

En octobre 2000, le CEA devient l'ISSA, un institut autonome, qui n'est rattaché à aucune faculté. Ses diplômes sont la licence en sciences de l'assurance (180 crédits ECTS, en trois ans) et le master des sciences de l'assurance (120 crédits après la licence, en deux ans). Le crédit est à 168 dollars. À noter qu'à l'USJ, il existe un service social qui aide et donne des bourses.

Études

Pour être admis, il faut avoir un bac académique ou un bac technique. Les cours se donnent l'après-midi, de 15h à 20h. Ce qui permet aux étudiants de commencer assez tôt leur vie active.
La formation proposée à l'ISSA est polyvalente. Les étudiants apprennent évidemment les techniques de l'assurance. Il existe en outre des matières juridiques, des techniques quantitatives (maths, statistiques). Ils prennent aussi des compétences transversales qui sont très importantes dans le monde du travail : méthodologie du travail, communication, terminologie en anglais, gestion (comptabilité, finance, marketing).
Le master en sciences de l'assurance plonge davantage dans les techniques professionnelles, dans la spécialisation. À noter que pour être admis en master, on peut avoir une licence en droit, en gestion ou autre.

« Nous envisageons prochainement des formations continues pour les professionnels qui peuvent créditer leurs cours s'ils veulent un jour obtenir une licence », affirme Irma Majdalani.

Profil et aptitudes

« Dynamique ! Pour faire de l'assurance, il faut être dynamique, prévient Mme Majdalani. C'est quelqu'un qui doit aimer travailler. C'est une formation qui assure un emploi. Il faut être sociable, aimer le contact avec les gens, ne pas être timide. Il faut aussi être méticuleux et inspirer confiance. Enfin, il faut avoir le sens des responsabilités. »

Difficultés et contraintes

Le problème majeur auquel font face les professionnels de l'assurance réside dans les failles au niveau de la réglementation du secteur. Le marché est trop fragmenté, il y a trop de petites entreprises. De plus, les Libanais n'ont pas la culture de l'assurance, et parallèlement presque tout le monde peut vendre des polices aujourd'hui, ce qui démotive celui ou celle qui veut se spécialiser dans ce domaine. Des projets de loi sont prévus – mais attendent dans les tiroirs – pour réglementer et rationnaliser le secteur, afin qu'il soit assaini. Cela va se refléter sur les compagnies d'assurances, d'une part, et sur les professionnels de l'assurance, d'autre part, et protégera les entreprises, leurs partenaires, les employés et les clients.

Débouchés

Le secteur de l'assurance est très porteur. Un jeune diplômé trouvera très rapidement du travail. « On ne chôme pas. Notre slogan est : assurez-vous un avenir », affirme Irma Majdalani. Les compagnies d'assurances aujourd'hui ont besoin de personnes qualifiées. Les postes à pourvoir sont très variés : souscripteur, poste dans le département de déclaration de sinistre, marketing, vente des polices si on aime le commercial. Le marché englobe aussi le secteur bancaire. Actuellement, les grandes entreprises emploient de plus en plus de spécialistes en assurance, comme les hôpitaux, les écoles, les universités... Enfin, les diplômés peuvent être entrepreneurs et travailler pour leur propre compte, en tant que courtiers.

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.