Le consulting , un métier en pleine expansion - Nada MERHI

LES CARRIÈRES NON TRADITIONNELLES

Le consulting , un métier en pleine expansion

Une équipe de consultants discutant entre eux. Crédit photo Booz Allen Hamilton.

13/04/2017

C'est au début du siècle dernier, aux États-Unis, que le métier de conseil ou consulting a vu le jour. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour que ce secteur décolle dans la région du Moyen-Orient, il y a près de vingt ans, avec l'arrivée sur ce marché régional de sociétés de conseil de premier plan. Ce métier est en pleine expansion et les opportunités de travail qu'il offre sont avantageuses. Le point avec Nabih Maroun, vice-président exécutif à Booz Allen Hamilton (une des plus anciennes sociétés de conseil dans le monde) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Nature du travail

Le conseil est un métier qui dessert différents secteurs : santé (compagnies pharmaceutiques, hôpitaux, ministères, régulateurs, etc.), télécommunications, technologie, transport, services financiers, environnement-énergie, gouvernements, défense et sécurité, etc.

Contrairement à ce qu'on a tendance à croire, le consultant n'a pas pour simple mission de « rédiger un rapport et de le remettre au client ». C'est quelqu'un qui doit collaborer avec les différents acteurs d'une société pour accomplir la mission dont il a la charge, comme le fait de développer une stratégie d'expansion d'une société, réorganiser ses opérations, etc.

Il existe différents types de sociétés de conseil : des sociétés de consultant individuel qui œuvrent généralement à un niveau local, celles formées de regroupement de quelques personnes ayant déjà travaillé dans le secteur et les sociétés multinationales dites de premier plan qui travaillent à une échelle internationale.

Si le consultant travaille dans une société multinationale offrant un service d'ingénierie et d'exploitation, il pourrait être appelé aussi à développer des prototypes ou à gérer des cyberattaques en augmentant la sécurité des systèmes informatiques qui existent au sein des compagnies. Le consultant doit aussi savoir manipuler le big data, ou mégadonnées, pour pouvoir effectuer des analyses prédictives, comme le fait de détecter une situation de crise et de l'anticiper en mettant en place des systèmes de prévention.

Aptitudes et compétences requises

Il n'y a pas d'études spécifiques à suivre pour devenir consultant. C'est un métier pour lequel on est généralement formé dans la société au sein de laquelle on est embauché. Toutefois, l'expérience des professionnels du métier a montré que les personnes ayant suivi des études de génie sont plus à même d'exercer ce travail ainsi que celles qui détiennent un MBA (master en gestion d'affaires).

Attention toutefois, toute personne ayant suivi ces filières ne peut pas se lancer dans le conseil, puisque ce métier nécessite des qualités humaines bien précises. Ainsi, un consultant doit avoir un esprit analytique très poussé, être un bon communicant et savoir travailler en équipe. Il doit aussi être motivé et prêt à voyager, puisqu'il est appelé à effectuer des déplacements de façon régulière s'il est engagé dans une société de conseil multinationale.

Difficultés et contraintes

Le métier de conseil est très compétitif. Le consultant doit donc être tenace, avoir un mental très fort et supporter la pression engendrée par le travail.

Comme il est appelé souvent à voyager, son métier peut affecter sa vie sociale et familiale. Il faut donc être très discipliné pour pouvoir garder les amis. De plus, c'est un métier à plein-temps, les journées pouvant s'étaler sur plus de dix heures de travail.

Évolution de carrière

Le conseil est un métier dans lequel on peut grandir rapidement, notamment si on travaille au sein d'une multinationale. D'un simple acteur au sein d'une équipe, le consultant peut, au fil des années, devenir lui-même chef d'équipe, puis responsable d'un portefeuille client, puis d'un secteur en entier jusqu'à devenir associé.

En général, cette évolution nécessite sept à quinze ans de carrière, selon le diplôme dont on est détenteur, une licence ou un MBA.

Les salaires proposés sont aussi avantageux, du moins dans les sociétés multinationales de premier plan. Un débutant peut ainsi commencer par un salaire annuel minimal de 75 000 dollars.

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