Arsenal et Manchester City, tous deux dans une situation délicate, s'affrontent demain lors de la 30e journée de Premier League, dans un match qui pourrait sceller les derniers espoirs de Ligue des champions pour les Gunners en cas de défaite, et alourdir un peu plus le dossier d'Arsène Wenger.
Difficile de dire qui a le plus à perdre entre Arsenal, seulement 6e avec 50 points, et Manchester City, 3e avec 7 unités et un match de plus. Tandis que les Gunners jouent ce qui leur reste de crédibilité et pour une 19e saison consécutive en C1, Pep Guardiola se bat avec les Citizens pour améliorer un rang qui ne lui ressemble pas. La réception à l'Emirates Stadium, qui sera d'ailleurs suivie fin avril d'une revanche en Coupe d'Angleterre, s'annonce donc tendue.
Le sort d'Arsène Wenger, dont le contrat expire à la fin d'une saison pas loin d'être catastrophique, reste un sujet intarissable depuis des semaines. Après la défaite samedi dernier (3-1) contre West Bromwich Albion, la 4e en cinq sorties, il a assuré qu'il avait déjà pris sa décision sur son avenir. Selon les médias anglais, les dirigeants lui auraient proposé une prolongation de deux ans à l'issue de la saison. Lui assure être « très clair dans (sa) tête », même si tout n'est pas « tout à fait réglé », et ferait connaître sa décision « très bientôt ». Peut-être après le match face à Manchester City ?
Chez les Mancuniens, le titre est désormais hors de portée puisque Chelsea, son prochain hôte ensuite, gravite à 12 longueurs. Mais la place de dauphin de Tottenham, à deux points devant, reste possible.
Parallèlement, ces dernières années, le derby Liverpool-Everton s'est rarement disputé avec aussi peu d'écart entre les deux rivaux. Avec 56 unités, les Reds occupent ainsi la 4e place, tandis que les Toffees sont à six points et trois rangs derrière. Invaincue dans le derby depuis octobre 2010, et à Anfield depuis 1999, l'équipe de Jürgen Klopp, dont le retour de Henderson pallie l'absence de Lallana, bénéficie indéniablement d'un avantage psychologique. Liverpool, qui possède le parcours le plus avantageux d'ici à la mi-mai dans le haut du classement, reste pourtant une équipe solide contre les membres de top 6, à l'image de son dernier nul chez City (1-1), et nettement moins contre les autres. En face, Everton, emmené par les 21 buts de Lukaku, traverse une bonne passe, avec un seul revers en 12 matches. Seule interrogation: comment les joueurs de Ronald Koeman vont-ils gérer la grave, et spectaculaire, blessure de leur poumon irlandais Coleman lors de la minitrêve ?
En outre, leurs matches à Burnley (13e) et contre West Brom' (8e) permettent à Tottenham et Manchester United d'envisager sereinement les choses. Tottenham doit commencer à penser à sa demi-finale de Coupe d'Angleterre en forme de derby contre Chelsea, et Manchester United à son quart d'Europa League face à Anderlecht.
Les Blues pour leur part, avec leurs 10 points d'avance, entrevoient de plus en plus sereinement le titre, et le derby contre Crystal Palace (16e) ne semble pas en mesure de changer quoi que ce soit. De quoi envisager de relancer progressivement Hazard et Costa, peut-être pour profiter du relâchement des Eagles, que Sam Allardyce vient de faire avancer à marche forcée pour sortir de la zone de relégation avec quatre victoires en six matches.
(Source : AFP)


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