Des artères à faire pâlir d'envie le reste du monde chez une ethnie amérindienne
Les membres d'une ethnie amérindienne, les Chimane de Bolivie, détiennent peut-être l'une des clés d'une bonne santé cardio-vasculaire en affichant jusqu'à 70 ans passés des artères à faire pâlir d'envie le reste du monde, selon une étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet.
Les chercheurs, menés par le Pr Hillard Kaplan, de l'Université américaine de New Mexico, ont tenté d'évaluer le risque cardio-vasculaire de 705 Chimane âgés de 40 à 94 ans. Les résultats ont montré des taux de cholestérol et de sucre dans le sang particulièrement bas ainsi qu'une tension moyenne à 11/7, trois facteurs censés protéger contre les maladies cardio-vasculaires.
Ils leur ont également fait passer des scanners sur lesquels ils ont pu voir que 85 % d'entre eux ne présentaient aucun risque de maladie cardio-vasculaire et que 3 % avaient un risque allant de « modéré à élevé ». Ce risque augmentait peu avec l'âge, atteignant seulement 8 % chez les plus de 75 ans, soit le plus lent vieillissement artériel observé jusqu'à présent dans une population, indiquent les chercheurs.
Pour le Pr Gregory Thomas, l'un des auteurs de l'étude, leur bonne santé artérielle s'explique principalement par leur mode de vie : une activité physique importante, évaluée à 17 000 pas par jour chez les hommes et 16 000 chez les femmes, mais également très peu de tabagisme et une alimentation saine, contenant peu de graisses et beaucoup de glucides non raffinés, comme le manioc, le riz, le maïs.
Le changement climatique entraîne l'accroissement de certaines maladies
Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l'air et à un changement de l'habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, fait que davantage de gens sont malades, estime la Medical Society Consortium on Climate and Health, un groupe qui représente plus de la moitié du corps médical aux États-Unis.
Dans son rapport intitulé « Alerte médicale ! Le changement climatique nuit à notre santé » publié récemment, ce groupe cite une aggravation de l'asthme et une plus grande fréquence des pathologies pulmonaires et cardiaques ainsi que des maladies infectieuses.
Les auteurs citent aussi l'accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladies de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l'habitat s'élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.
En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les sécheresses risquent de devenir de plus en plus fréquents et aussi plus destructeurs, ce qui peut nuire à la santé mentale des populations affectées, estime aussi le rapport.
Des chercheurs français trouvent un moyen de repérer les réservoirs du sida dans le corps
Des chercheurs français ont trouvé un moyen de repérer des cellules sanguines « réservoirs » qui servent de cachette au virus du sida, ce qui offre selon eux une nouvelle piste pour éliminer le virus de l'organisme des séropositifs traités.
Pouvoir localiser, et un jour neutraliser, les cellules « réservoirs » est un objectif stratégique de la recherche pour éliminer du corps le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui provoque le sida.
Il n'existe actuellement pas de traitement pour guérir les séropositifs qui sont contraints de prendre des médicaments à vie pour juguler l'infection. Une petite proportion de cellules du système immunitaire, des globules blancs dans la catégorie de ceux appelés lymphocytes T CD4, abritent le virus « dormant » et lui permettent de ressurgir et de proliférer après l'arrêt du traitement. Ce sont ces cellules que les chercheurs ont étudiées. L'infection par le VIH entraîne une réduction progressive du nombre des cellules T CD4 dans le sang, en l'absence de traitement. Leur nombre est utilisé par les médecins pour vérifier l'efficacité des traitements.
Dans les tests réalisés à partir du sang des patients infecté par le VIH, les chercheurs, dont l'étude est parue dans la revue scientifique Nature, ont réussi à repérer une protéine, baptisée « CD32a », à la surface des cellules réservoirs pour le virus, mais absente des cellules saines.
Un tel « marqueur » s'est révélé très difficile à trouver, a commenté le chercheur sur le sida Douglas Richman de l'Université de Californie à San Diego, qui n'a pas pris part à l'étude. Reste à savoir, selon lui, si la protéine « CD32a » joue un rôle actif pour permettre au virus de s'installer dans les cellules CD4. Si oui, cela pourrait déboucher sur une cible séduisante pour mettre au point des médicaments pour empêcher le virus de se maintenir de façon furtive.
Par ailleurs, M. Richman relève que le marqueur n'a été trouvé que dans la moitié environ des cellules réservoirs T CD4. Il reste également à déterminer si cette protéine est un bon marqueur pour les lymphocytes T CD4 qui se trouvent aussi dans les ganglions lymphatiques, la moelle osseuse, l'intestin et d'autres tissus qui pourraient contenir également des réservoirs.
(Source : AFP)


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