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Événement

Un festival qui donne la voix à ceux qui n’en ont pas

« Ayyam Beirut al-Cinema'iya » a ouvert ses festivités au Cinemacity (Beirut Souks) avec « Tramontane » (« Rabih ») de Vatché Boulghourjian.

Toute l’équipe de « Tramontane » (réalisateur, acteurs et producteurs) au lancement de Ayyam Beirut al-Cinema’iya. Photo Alexandre Ayoub

En présence d'un public nombreux formé du monde des médias et du spectacle, Tramontane, sélectionné l'an dernier par la Semaine de la critique et Grand Rail d'or à Cannes, a donné le coup d'envoi de ces Journées cinématographiques qui se dérouleront dans trois lieux de la ville : dans les deux salles du Metropolis Empire Sofil pour la majorité des films, à Dawawine pour les films expérimentaux, et au Cinéma Montaigne pour les films qui composent la section al-Fouad, une section nouvelle qui brise tabous et barrières. L'Institut français, en effet, a choisi d'offrir la visibilité aux œuvres inédites de certains jeunes talents qui ne peuvent avoir accès aux grandes salles en raison de certains préjugés et interdits, notamment l'homosexualité.
La 9e édition des Journées cinématographiques, qui porte sur le thème de l'émigration, démarre demain et se poursuit jusqu'au 24 mars, avec une programmation riche et variée, qui accueille dans le cadre de cet événement des talents venus de tous les pays arabes. Effectivement, « ce festival donne la voix à ceux qui n'en ont pas »...

Le choix de « L'OLJ »
Voici cinq films recommandés par L'Orient-Le Jour.
- Hedi de Mohammed Ben Attia (Tunisie/Qatar/UAE/France)
Hedi est un jeune homme calme et soumis aux règles que lui impose sa mère. Même son mariage semble arrangé. À la veille des noces, Hedi (Majd Mastoura) fait la connaissance d'une jeune fille libérée qui lui ouvrira les yeux sur un nouveau monde. Pourra-t-il briser ses chaînes ?

- The Last of Us de Ala'Eddine Slim (Tunisie)
N. traverse le Sahara pour atteindre le nord de l'Afrique et passer en Europe d'une façon illégale. Son parcours tumultueux, qui reflète l'aventure de milliers de migrants, est narré dans ce film interprété par Jawhar Soudani.

- Tour de France de Rachid Djaïdani (France)
Avec Gérard Depardieu et Sadek. Farouk, un jeune chanteur de rap âgé de 20 ans, doit quitter Paris après une querelle avec son rival. Son producteur lui propose de travailler comme chauffeur pour son père qui fait le tour des ports de France. Malgré la différence d'âge et de mentalité, une réconciliation va s'établir entre les deux personnages.

- 300 Miles de Orwa al-Mokdad (Syrie)
Le réalisateur tente à travers sa caméra et celle de sa nièce de faire un éclairage sur les distances qui séparent les personnes depuis le début de la révolution en 2011, et de répondre aux questions de sa jeune nièce.

- Ubuntu de Christian Abi Abboud (Liban/Suède)
Une jeune femme syrienne quitte Dubaï pour accompagner sa sœur qui cherche asile en Suède. Elle est pourtant tiraillée entre le départ et un amour qu'elle a laissé derrière elle. La caméra suit ses questionnements et son parcours.


En présence d'un public nombreux formé du monde des médias et du spectacle, Tramontane, sélectionné l'an dernier par la Semaine de la critique et Grand Rail d'or à Cannes, a donné le coup d'envoi de ces Journées cinématographiques qui se dérouleront dans trois lieux de la ville : dans les deux salles du Metropolis Empire Sofil pour la majorité des films, à Dawawine pour les films...

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