Liban

Un Sénat présidé par un chrétien : réactions mitigées à la proposition Bassil

Y. A. A. | OLJ
14/03/2017

Outre la présentation de son projet de loi électorale, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a profité de sa conférence de presse tenue hier au siège du parti pour évoquer la question du Sénat.
Selon lui, le Sénat devrait être élu conformément à la loi dite orthodoxe (qui stipule l'élection des sénateurs par leur communauté) et devrait être présidé par un chrétien (non maronite), par respect pour la parité islamo-chrétienne, garantie par l'accord de Taëf.
Si certains espèrent accorder la présidence du Sénat à la communauté druze, les proches du chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt semblent déterminés à ne pas répondre à ce qu'ils qualifient de « provocations de M. Bassil ». Un observateur indépendant chrétien interrogé par L'Orient-Le Jour estime que les propos du chef de la diplomatie sont « une atteinte flagrante à la réconciliation druzo-chrétienne réalisée en 2001 par le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, et réaffirmée en août dernier par Mgr Béchara Raï ». Selon lui, « cette atteinte en dit long sur le climat de mobilisation sectaire que cherche à entretenir le CPL ».
De leur côté, les Forces libanaises (FL) ne perçoivent pas les choses sous cet angle. À L'OLJ, une source proche de Samir Geagea indique que « l'accord de Taëf devrait être appliqué dans son intégralité ». « Il faut mettre le Sénat en place et appliquer la décentralisation administrative, dans la mesure où cela permettrait de calmer les appréhensions de tous les protagonistes et communautés », ajoute-t-on de même source.
De son côté, Atef Majdalani, député grec-orthodoxe de Beyrouth, déclare sans détour à L'OLJ que la présidence du Sénat devrait être accordée à la communauté grecque-orthodoxe, dans la mesure où il s'agit de la quatrième communauté du pays, après les maronites, les sunnites et les chiites.
De son côté, l'ancien ministre Wi'am Wahhab s'est empressé de répondre à M. Bassil, invitant les maronites à se départir du commandement de l'armée et d'autres postes-clés.

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