Geoffroy Van der Hasselt/AFP
« Vengeance pour Théo » : des heurts entre des jeunes protestant contre les violences policières et les forces de l'ordre ont éclaté hier à Paris, débouchant sur au moins onze interpellations, alors que seize lycées ont été bloqués par des manifestants. Ils étaient, selon la police, entre 800 et 1 000 à s'être rassemblés place de la Nation en fin de matinée à l'appel de mouvements antifascistes. Leur dispersion était complète en début d'après-midi sous une pluie fine, et la circulation avait repris, selon des journalistes de l'AFP sur place. Des jeunes, pour certains encagoulés, ont saccagé plusieurs voitures et distributeurs de billets. La façade d'un établissement bancaire a été taguée des inscriptions « Nique la police » et « Nique la Bac ». Des manifestants ont tenté de forcer les barrages des policiers, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène, certains jeunes leur lançant des pavés.
À Paris, seize lycées étaient totalement bloqués jeudi matin et douze autres partiellement, selon le dernier bilan du rectorat de Paris qui regroupe une centaine de lycées au total. Devant l'entrée de plusieurs établissements, des poubelles ont été rassemblées, certaines incendiées, entraînant l'intervention des pompiers.
Après le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, Najat Vallaud-Belkacem a lancé à son tour un « appel au calme ». « Il y a une émotion bien compréhensible dans la jeunesse à l'égard de l'affaire Théo, mais il faut laisser la justice travailler », a dit la ministre de l'Éducation sur Public Sénat, tout en promettant « la plus grande fermeté » contre « les débordements ».
L'interpellation brutale de ce jeune homme noir de 22 ans, début février en Seine-Saint-Denis, pour laquelle un policier est mis en examen pour viol au moyen d'une matraque, a eu un grand retentissement politique et déclenché plusieurs nuits de violences en banlieue parisienne.


Étrange conception,en France de la violence légitime! La violence est illégitime lorsqu'elle s'exerce à l'encontre d'un voyou, même agresseur de policiers (d'ailleurs, l'examen des vidéos des caméras de surveillance prouve que Théo a menti, mais on n'ose pas trop le dire de peur de relancer les manifestations). De toutes façons, la violence est par principe, illégitime lorsqu'elle est le fait des forces de l'ordre. La meilleur preuve en est donnée par le président de la république en personne rendant visite au voyou qui a agressé des policiers pour empêcher l'arrestation d'un dealer. Par contre, caillasser les gendarmes, briser les vitres des commerçants et brûler les voitures de gens innocents, devient parfaitement légitime!
07 h 25, le 24 février 2017