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Santé

Études

Une croissance trop rapide du cerveau des bébés peut-être annonciatrice d'autisme
Les enfants dont le cerveau grossit plus vite que la moyenne au cours de leur première année ont davantage de risques d'être diagnostiqués comme autistes à l'âge de 2 ans, selon une étude parue dans la revue Nature.
Les chercheurs, basés aux États-Unis et au Canada, ont étudié par imagerie médicale le cerveau de 106 bébés ayant un frère ou une sœur atteint de troubles relevant de l'autisme (et donc considérés comme à haut risque d'être eux aussi atteints), ainsi que de 42 bébés sans cas d'autisme dans la famille. Des scanners réguliers ont ainsi été effectués entre le sixième mois et la deuxième année des enfants.
Chez les enfants du groupe à haut risque qui ont par la suite été diagnostiqués autistes, la surface du cortex (la couche superficielle du cerveau) a connu une croissance plus rapide que les autres enfants. Celle-ci s'est ensuite traduite par une croissance plus élevée du volume total du cerveau des enfants à haut risque lors de leur deuxième année, l'âge où apparaissent généralement les troubles du développement social.
Le fait que les enfants autistes ont souvent un cerveau plus volumineux que la moyenne a déjà été décrit par le passé. Mais le moment où cette différence apparaît et le lien avec la manifestation des symptômes de l'autisme ne sont pas encore établis.
L'étude devra être répétée à une plus grande échelle pour déterminer si cet indicateur de la croissance de taille du cerveau peut être considéré comme un outil clinique de détection précoce chez les populations à risque élevé d'autisme. On ne sait pas non plus si ces différences cérébrales sont spécifiques à l'autisme ou peuvent se retrouver dans d'autres troubles de neurodéveloppement.

Une étude identifie de nouveaux gènes liés à la calvitie
Une étude du génome humain a identifié plus de 200 groupes de gènes impliqués dans la calvitie, une avancée qui pourrait aider à mieux comprendre le rôle joué par la génétique dans la perte des cheveux. Ces mutations génétiques pourraient permettre de prédire les risques de calvitie, estiment les scientifiques dont l'étude a porté sur 52 000 hommes. Les résultats ont été publiés dans la revue américaine PLOS Genetics. Jusqu'ici, seuls quelques gènes avaient été identifiés pour leur rôle dans l'alopécie.
Cette analyse génétique – présentée comme la plus étendue jamais effectuée sur les causes de la calvitie – menée par Saskia Hagenaars et David Hill de l'Université d'Édimbourg au Royaume-Uni, a permis de pointer 287 groupes de gènes liés à la calvitie.
À partir de cette découverte, les chercheurs ont créé une formule pour tenter d'anticiper les risques pour un homme de devenir chauve, en fonction de la présence ou de l'absence de certains marqueurs génétiques. Même si des diagnostics individuels précis sont encore hors de portée, ces résultats peuvent contribuer à identifier des sous-groupes de la population où le risque de perte de cheveux est nettement plus élevé. Un grand nombre de gènes identifiés dans ces travaux jouent un rôle dans la structure des cheveux et leur développement.

Un corps en forme de « pomme » accroît les risques cardiovasculaires et de diabète
Le risque de diabète adulte et de maladies cardiovasculaires est plus important chez les personnes qui, en raison de mutations génétiques, stockent la graisse autour de leur abdomen au lieu des hanches et des fesses, selon une étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
L'étude montre que les prédispositions génétiques conduisant à avoir un ratio tour de taille-hanche élevé accroissent les risques d'avoir des taux excessifs de cholestérol, de glucose ou une tension artérielle trop élevée. Le risque de diabète de type 2 est aussi plus important, précisent ces scientifiques.
Ces résultats suggèrent aussi que la distribution de la graisse dans le corps, au-delà de la simple mesure de l'indice de masse corporelle (IMC), peut expliquer en partie les variations du risque de diabète adulte et de maladies cardiovasculaires dans divers groupes et sous-groupes de population.
Le ratio tour de taille-hanche corrigé de l'IMC pourrait s'avérer utile comme biomarqueur pour des traitements permettant de prévenir le diabète de type 2 et des maladies coronaires chez des personnes ayant ces prédispositions génétiques d'un corps en forme de « pomme », estiment les chercheurs.

Un gène prometteur contre l'obésité découvert chez un ver
Des chercheurs australiens et danois ont découvert chez un ver un gène responsable de la sensation de satiété qui pourrait aider à combattre l'obésité. Baptisé « ETS-5 », ce gène contrôle les signaux du cerveau aux intestins et déclenche la sensation de satiété ainsi que le besoin de dormir ou de faire de l'exercice après avoir mangé, expliquent ces scientifiques dont la recherche est publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Un gène similaire existe chez les humains et cette découverte ouvre la voie à la mise au point d'une molécule qui pourrait aider à contrôler le surpoids en réduisant l'appétit et en activant le désir de faire davantage d'exercice physique, souligne Roger Pocock, professeur adjoint à l'Université Monash en Australie.
Quand les intestins ont emmagasiné suffisamment de graisse, le cerveau reçoit alors un message indiquant au ver d'arrêter de bouger, déclenchant une phase de somnolence, ou au contraire de continuer à se mouvoir s'il n'est pas rassasié, explique le chercheur.
Ce ver partage jusqu'à 80 % de gènes avec les humains et environ la moitié de ses gènes connus sont impliqués dans des maladies humaines, précise le professeur Pocock. Il constitue ainsi, selon l'expert, un très bon modèle de recherche pour mieux comprendre des processus biologiques comme le métabolisme ainsi que des maladies.
(Source : AFP)

Une croissance trop rapide du cerveau des bébés peut-être annonciatrice d'autismeLes enfants dont le cerveau grossit plus vite que la moyenne au cours de leur première année ont davantage de risques d'être diagnostiqués comme autistes à l'âge de 2 ans, selon une étude parue dans la revue Nature.Les chercheurs, basés aux États-Unis et au Canada, ont étudié par imagerie médicale le cerveau de 106 bébés ayant un frère ou une sœur atteint de troubles relevant de l'autisme (et donc considérés comme à haut risque d'être eux aussi atteints), ainsi que de 42 bébés sans cas d'autisme dans la famille. Des scanners réguliers ont ainsi été effectués entre le sixième mois et la deuxième année des enfants.Chez les enfants du groupe à haut risque qui ont par la suite été diagnostiqués autistes, la surface du cortex...
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