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Nos lecteurs ont la parole - Par Georges Tyan

Faites-nous rêver !

À quelques jours de l'appel aux urnes, ceux qui se sont érigés en tuteurs de la patrie planchent toujours sur les modalités d'une nouvelle loi électorale devant régir les élections législatives prévues pour le beau mois du muguet.
Ce manque d'empressement de la part de nos responsables serait imputable, nous dit-on, à leur volonté de mieux faire pour faire mieux que leurs prédécesseurs qui, à l'échéance précédente, par manque d'imagination sans doute, ont ressorti des oubliettes une loi datant de l'heureux temps des années yé-yé.
L'étonnant dans cette affaire est qu'il s'agit des même gens, des mêmes noms, des mêmes personnes ayant remis au goût du jour la vieille loi de notre jeunesse, elle avait fait valser des générations, tandis que la musique actuelle est au techno, au rap, au hip-hop, elle réveillerait même le plus mort des morts.
Et pourtant, nos édiles restent imperturbables. Le temps presse, eux se hâtent lentement, dosant dans leurs alambics toutes sortes de modes de scrutin, allant du majoritaire à l'uninominal, passant par la proportionnelle, liste bloquée ou non, pour arriver à une combinaison hybride que seuls les grands esprits juridiques seraient à mon humble avis capables d'assimiler.
Je ne suis pas certain que le Libanais de base exige tant de raffinement, il a tellement été traité par-dessus la jambe que la machine de précision du dosage confessionnel le laisse perplexe. Rares sont ceux qui savaient que nos dirigeants étaient orfèvres en la matière.
Bravo quand même. Contenter tout le monde et son père dans un pays aux dix-sept communautés n'est pas une mince affaire, d'autant plus que charité bien ordonnée commence par soi-même. Alors on fricote un peu de ci, beaucoup par-là, on hausse le ton, on menace, puis quand le soufflet retombe, on remet sur le métier cet ouvrage dantesque qui de guerre lasse finira un jour par se concrétiser.
En attendant, au bon peuple crédule de mon pays, on raconte toutes sortes de bobards, promettant monts et merveilles débutant par la récupération de droits soi-disant spoliés, l'éradication de la justice injuste, la fin de la corruption érigée en politique d'État, l'instauration de la paix sociale, le retour de la croissance.
La liste des promesses est si longue qu'un annuaire n'y suffirait pas, sachant que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Le but affiché étant d'accaparer les leviers du pouvoir, en démocratie c'est somme toute normal.
Ce qui ne l'est pas, par contre, est le comportement suspicieux de la classe politique qui gouverne le pays, prête à toutes les compromissions ayant abouti à une démocratie tronquée, camouflée dans un communautarisme à outrance ayant dénaturé au fil des ans le vrai visage du Liban, pays message, le réduisant à un caravansérail, où tout s'échange à la criée, les immondices s'amoncelant sur les bas-côtés.
Le reste est à l'avenant. Chaque lever de soleil apporte son lot de mauvaises surprises, au gré de l'humeur d'un quarteron d'apprentis sorciers ayant pris sur eux l'élaboration de cette nouvelle loi électorale moderne et équitable (haha) qui verra le jour aux calendes grecques, tandis que notre pays regorge de constitutionnalistes de renom.
Il est bon des fois de penser que les vestiges de la première école de droit datant de l'ère romaine n'aient jamais été retrouvés. Sinon, dans quelle situation affligeante nous nous serions retrouvés, nous aurions pour sûr à défaut ri.
Maintenant, faites-nous rêver.

À quelques jours de l'appel aux urnes, ceux qui se sont érigés en tuteurs de la patrie planchent toujours sur les modalités d'une nouvelle loi électorale devant régir les élections législatives prévues pour le beau mois du muguet.Ce manque d'empressement de la part de nos responsables serait imputable, nous dit-on, à leur volonté de mieux faire pour faire mieux que leurs prédécesseurs qui, à l'échéance précédente, par manque d'imagination sans doute, ont ressorti des oubliettes une loi datant de l'heureux temps des années yé-yé.L'étonnant dans cette affaire est qu'il s'agit des même gens, des mêmes noms, des mêmes personnes ayant remis au goût du jour la vieille loi de notre jeunesse, elle avait fait valser des générations, tandis que la musique actuelle est au techno, au rap, au hip-hop, elle réveillerait...
commentaires (1)

CHACUN S,EVERTUE A TAILLER LE COSTUME A SA TAILLE ! FAUTE DE QUOI 128 COSTUMES SERONT TAILLES DANS UNE HYBRIDATION PARADOXALE... ET BETE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 01, le 11 février 2017

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Commentaires (1)

  • CHACUN S,EVERTUE A TAILLER LE COSTUME A SA TAILLE ! FAUTE DE QUOI 128 COSTUMES SERONT TAILLES DANS UNE HYBRIDATION PARADOXALE... ET BETE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 01, le 11 février 2017

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